DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (125)

Chapitre 33

L’art de la narration

Quatrième étape : la réception de l’histoire
Le lecteur
Qu’avez-vous en tête ?

Peu d’auteurs écrivent des histoires sans au moins considérer ce qu’elles provoqueront à la lecture ou à la vision sur scène ou sur écran. Au moment où cela commence à préoccuper l’auteur, nous avons atteint la problématique de la réception de l’histoire par le lecteur.

Soudain, nous devons envisager plus que notre message. Nous devons anticiper la manière dont il sera reçu.

L’une des toutes premières questions est de savoir comment nous voudrions qu’il soit reçu. Et partant, qu’espérons-nous de l’impact qu’il aura sur le lecteur.

[Il y a sur Scenar Mag, toute une série d’articles dénommés Scénario Modèle. Le principe d’analyse des exemples cités dans ces articles est de considérer l’effet d’une histoire et de remonter à rebours les différentes étapes qui ont permis d’obtenir cet effet. C’est un peu ce que propose Dramatica dans son approche de la réception de l’histoire par le lecteur]

Peut-être cherchons-nous à éduquer notre lecteur ou bien à le persuader d’adopter un certain point de vue. Ou de le convaincre de céder aux exigences d’une certaine réalité, d’une certaine perspective (lui ouvrir les yeux en quelque sorte).

Nous pouvons provoquer le lecteur ou l’inciter à prendre acte en regard d’un certain sujet. Nous pouvons ouvertement le manipuler et le lecteur le sait ou alors sournoisement l’entraîner sur des voies étranges sans même qu’il s’en rende compte.

Quelle que soit l’intention de l’auteur, elle est définitivement formée par qui il est mais aussi par qui cet auteur essaie d’atteindre.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (124)

Chapitre 32

Storyweaving et Storytelling

Selon Dramatica, il y a deux types de techniques narratives (Dramatica emploie le terme de technique sciemment pour indiquer que celles-ci sont productrices d’un résultat tangible).

Il existe donc les techniques qui affectent l’arrangement des choses dans l’espace et les techniques qui affectent la séquence des choses dans le temps.

Fort de son habitude, Dramatica a donc identifié ou catalogué selon ses propres mots 4 différentes techniques dans l’espace et dans le temps (donc 8 au total).
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (123)

Chapitre 31

Storytelling et l’encodage du genre

L’illustration du genre

Le genre n’est que légèrement influencé par le Storyform (c’est-à-dire la structure dans le vocabulaire de Dramatica). Seuls les quatre domaines permettent d’apprécier ce que sera le genre (voir le chapitre 13 sur les descriptions de domaines).

Une fois que ces quatre domaines ont été encodés (c’est-à-dire illustrés par des images, des scènes, des événements, des situations, des dialogues… mais pas encore racontés, pas encore assemblés pour donner du sens), ce qui se nomme genre consiste en des préférences narratives.

Le genre ne surgit pas tout fait dès les premiers mots. Il commence comme quelque chose d’assez général (qui fonctionnerait quelque soit le genre, qu’il soit aussi spécifique que l’horreur ou plutôt grand public comme la comédie romantique).

Graduellement, néanmoins, il évoluera en quelque chose de plus précis (au niveau du ressenti et de son ton) jusqu’à ce qu’il devienne et soit reconnu comme un genre spécifique représenté seulement dans l’histoire en train d’être racontée.

Gardons en mémoire cependant que de vouloir être si unique dès le départ fera certainement fuir le lecteur.
Inversement, ne pas réussir à développer suffisamment de détails liés à un genre spécifique au cours de l’histoire ne sera pas si apprécié que cela par le lecteur.

L’approche la plus sûre est encore de commencer par la même nature que l’on trouve dans des centaines d’autres histoires et puis lentement concevoir un nouveau monde, un cadre narratif singulier. Cela procurera au lecteur une expérience unique (il n’aura pas ainsi le sentiment du déjà-vu).
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (122)

La progression de la ligne dramatique de l’Influence Character

Ou plus précisément cette intrigue (ou ligne dramatique) fait partie d’un domaine au sens de Dramatica. Je vous renvoie au Chapitre 13 pour découvrir cette notion.

L’Influence Character dans une histoire n’est pas indépendant. Il s’évalue toujours relativement à l’impact ou influence qu’il peut avoir sur le personnage principal.

Le Chapitre 10 introduit aux personnages subjectifs dont font partie le personnage principal et l’Influence Character.

Lorsqu’on encode (ou illustre) la progression du domaine de cet Influence Character, cela sera aussi envisagé selon cette influence.

Cette progression se matérialise selon un certain arrangement des types. A propos des classes, types, variations de type et éléments de caractérisation, le Chapitre 12 vous permettra de vous faire une idée de ces briques dramatiques qui permettent la compréhension de l’histoire.

L’ordre dans lequel sont arrangés les quatre types de la quaternité qui reflète l’évolution du personnage principal (ce que Dramatica considère comme une dynamique de personnage que la théorie nomme Direction ou Growth) n’a pas le même but chez l’Influence Character.

Chez celui-ci, cet arrangement particulier des types décrit la progression de son impact sur le personnage principal.

Je vous renvoie au CHAPITRE 21 : STORYTELLING ET DYNAMIQUES DE PERSONNAGES pour cette étude sur les Main Character Dynamics

  1. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (103)
  2. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (104)

Le CHAPITRE 22 : STORYTELLING ET LES DYNAMIQUES D’INTRIGUE vous fournira aussi quelques notions sur cette idée d’orientation ou de mouvement de cette évolution des personnages.

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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (121)

La progression de la Subjective Story Throughline

Ou plus précisément la progression du domaine de cette Subjective Story, c’est-à-dire l’étude du rapport personnel, intime et subjectif qui existe entre le personnage principal et l’Influence Character.

Personnage principal et Influence Character ne sont pas des fonctions de l’histoire. Antagoniste et protagoniste le sont. Ainsi l’Influence Character pourrait être n’importe quel autre personnage tant qu’il n’est pas le personnage principal.

Habituellement, il est plus facile de travailler le lien qui unit le personnage principal à l’Influence Character lorsque les trajectoires personnelles de ces deux personnages ont déjà été étudiées.
En effet, l’évolution de leur relation dépend en grande partie de ce qui se passe personnellement dans leurs vies indépendamment de leur relation.

Considérons Lawrence d’Arabie. Le personnage principal est T. E. Lawrence. Sherif Ali est son Influence Character.

Selon Dramatica, c’est la classe PSYCHOLOGY et ses quatre types :

  • Conceptualizing (sommairement qui consiste à développer une stratégie, une tactique, un plan),
  • Being (c’est-à-dire paraître, jouer un rôle, adopter un comportement social autre que sa véritable nature),
  • Becoming (devenir autre, changer sa personnalité dans le sens de retrouver son identité trop longtemps cachée)
  • et Conceiving (littéralement concevoir une idée. C’est une description essentiellement du comment on a pu arriver à se forger une idée)

qui règlera cette relation.dramatica

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L'art de conter en images.