DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (106)

CHAPITRE 23

STORYTELLING ET LES APPRÉCIATIONS STRUCTURELLES
Storyforming et les appréciations structurelles

Pour profiter pleinement de ce chapitre, je vous conseille de lire ou de relire le CHAPITRE 19 : LES ÉLÉMENTS DE STRUCTURE

Ainsi que le CHAPITRE 15 : THÉORIE APPROFONDIE DU THÈME concernant ce concept du Storyform.

Quelques définitions aussi du terme appréciations tel que l’entend Dramatica.

Les appréciations (Appreciations en anglais dont j’utilise le mot appréciation pour la traduction peut être compris aussi comme compréhension, estimation ou évaluation).

Les appréciations sont des concepts dramatiques communément partagés (le plus grand nombre partage la même impression d’une situation par exemple).
Les appréciations sont donc des objets de signification dramatique que l’on retrouve communément dans toutes les histoires.

Lorsqu’un individu fait face à des problèmes, certaines considérations et perspectives sont communément adoptées. Nous nous fixons des buts, nous mettons en place des exigences et nous devrons faire face à des conséquences (de nos actions ou de nos prises de décision).

Les histoires, qui représentent des analogies avec ce processus de résolution de problèmes typiquement humain, incorporent elles aussi ces aspects. Pour Dramatica, ces considérations partagées sont désignées par Appreciations.

Amener la vie dans Appreciations

Découvrir pour la première fois le Storyform peut être intimidant. Je vais parler maintenant du Story Engine, c’est-à-dire pour Dramatica le moteur qui donne son élan à l’histoire, qui lui permet de progresser.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (105)

Chapitre 22

STORYTELLING ET LES DYNAMIQUES D’INTRIGUE
Story Work : Action ou Decision

Je vous renvoie d’abord au CHAPITRE 6 : LES ELEMENTS D’ACTION ET DE DECISION DES PILOTES & PASSAGERS

  1. DRAMATICA : LA THEORIE EXPLIQUEE (9)
  2. DRAMATICA : LA THEORIE EXPLIQUEE (10)

Action ou Decision décident comment l’histoire progresse, la nature de l’élan qui la pousse en avant. La question est donc de savoir si Action précipite (ou provoque) Decision ou l’inverse.

A la fin d’une histoire, il y a un besoin essentiel d’une action (Action) qui doit s’accomplir et d’une décision (Decision) qui doit être prise. Cependant, l’une d’entre elles sera un obstacle qui doit être éliminé afin de rendre possible l’autre.

Cette relation causale se ressent à travers toute l’histoire lorsque des actions (Action) ne pourraient se produire d’elles-mêmes sans qu’une décision (Decision) ne les force à survenir et de manière similaire lorsque des décisions (Decision) ne seraient jamais prises sauf si une action (Action) ne laisse aucun autre choix que de devoir décider quelque chose.

Story Work peut être considéré comme le moteur de l’histoire. C’est une force qui donnera l’élan nécessaire pour qu’elle puisse être traversée de part en part.

L’événement déclencheur (ou incident déclencheur) fait partie de cet élan parce qu’il cause le problème de l’histoire et que cela exige un certain travail (ou effort) pour le résoudre.
Le problème et sa solution qui délimitent tous deux en quelque sorte l’histoire seront alors provoqués par le même type d’élan désigné par Action ou Decision.

Les histoires contiennent à la fois des actions (Action) et des décisions (Decision). Donner la préférence à l’une n’exclut pas l’autre. On donne simplement la préférence à l’une plutôt qu’à l’autre.

Est-ce que les actions (Action) précipitent (à entendre comme provoquer) les décisions (Decision) ou bien les décisions (Decision) précipitent les actions (Action) ?

La préférence peut être renforcée ou presque compensée par les réponses que vous donnerez aux autres questions que vous vous poserez sur votre histoire. En fin de compte, c’est le monde de l’histoire auquel se confrontera le personnage principal qui importera le plus pour vous guider dans vos réponses à ces questions (et en particulier Story Work concernant ce moteur de l’histoire).
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (104)

Poursuivons le Chapitre 21 de la théorie narrative Dramatica.

MAIN CHARACTER APPROACH

La troisième question essentielle à se poser lors de l’élaboration de son personnage est de connaître l’approche privilégiée lors de la résolution de problème.

Par tempérament, le personnage principal (tout comme nous, d’ailleurs) emploie une méthode qu’il privilégie plus que toute autre lorsqu’il aborde un problème.
Certains tenteront d’adapter leur environnement à eux-mêmes par l’action. D’autres tenteront d’adapter leur environnement à eux-mêmes à travers la force de leur personnalité, de leur charisme et de leur influence possible.

Quelle que soit l’approche retenue, elles n’ont rien d’intrinsèquement bon ou mauvais. L’approche affectera néanmoins comment on répond à un problème.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (103)

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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE

CHAPITRE 21

STORYTELLING ET DYNAMIQUES DE PERSONNAGES
L’impact sur le lecteur

Pour Dramatica, il y a 8 questions essentielles. Y répondre peut faire d’une idée tout à fait embryonnaire, une histoire à part entière.

Quatre de ces questions interrogent le personnage (habituellement le principal) et quatre autres se réfèrent à l’intrigue globale (Overall Plot que l’on peut considérer comme l’intrigue principale).

Saisies dans leur ensemble, les réponses données permettent de rendre sensible un sentiment qui appartient en propre à l’histoire et l’effet que celui-ci aura sur le lecteur.

Le concept de Dynamics

Définissons d’abord ce que Dramatica entend par force dynamique ou Dynamics :

Dynamics désigne les forces dramatiques qui détermineront le devenir d’une histoire (puisqu’une histoire est une œuvre accomplie, on ne peut nier qu’elle est déterminée).

La force vitale d’une histoire puise son énergie d’une part de la structure qui représente le potentiel dramatique qui existe déjà dans le personnage, l’intrigue et le thème au début de l’histoire.
Puis d’autre part par les forces dynamiques qui agiront sur le potentiel dramatique pour faire évoluer les relations entre les personnages, changer le cours de l’intrigue et développer le thème au fur et à mesure que l’histoire avance.

Pour Dramatica, les choix de l’auteur entre des forces alternatives comme Success ou Failure ou encore Change ou Steadfast déterminent les forces dynamiques qui agiront au cours de l’histoire.

Success ou Failure

En cas de Failure, l’objectif original n’est pas atteint.
Notez que l’objectif original tel qu’énoncé au début de l’histoire peut avoir changé en cours de route. Le véritable objectif est ce que Dramatica nomme le Story Goal). La ligne dramatique (Throughlines) de l’Objective Story Throughline qui entre dans le Grand Argument Story a en son sein un résultat souhaité qui sera recherché.

Au dénouement, les personnages atteindront ce résultat (Success) ou échoueront (Failure). Les raisons qui mènent à cette Failure (à cet échec) ne sont pas forcément mauvaises en soi.
En effet, dans leur quête de parvenir à ce résultat, les personnages peuvent décider que de vouloir ce résultat était une erreur. Seule l’expérience de leur aventure leur a permis d’ouvrir les yeux.

Au cours de leur aventure, ils peuvent aussi apprendre (un second acte est souvent le moment de l’apprentissage) que d’accomplir ce résultat sur lequel ils sont arc-boutés depuis le début de l’histoire nuira à la communauté et ils préfèrent y renoncer (le renoncement est peut-être une Failure. Il est malgré tout l’expression d’une liberté).

Quelle que soit la raison, qu’elle soit noble ou le fait d’une incapacité, si le résultat souhaité au début de l’histoire n’est pas atteint, l’histoire se termine en Failure.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (102)

L’ ART DE LA NARRATION

ÉTAPE 1 : STORYFORMING
Introduction au Storyforming
Inspiration

Lorsqu’un auteur commence à travailler sur un projet, il a rarement toute la chose en tête. En fait, il lui arrive de ne commencer qu’avec un peu d’action, un fragment de dialogue ou peut-être même avec seulement un titre.

Le besoin d’écrire surgit de quelque intérêt personnel à vouloir partager. Ce partage peut être une émotion, une expérience ou un point de vue sur un sujet spécifique.
Lorsque l’inspiration s’empare de nous, il y a alors ce désir impérieux de trouver un moyen de communiquer ce qui occupe notre esprit.

Une autre chose se produit aussi au cours du processus. Une pensée créative mène à une autre et l’étendue de ce que l’on souhaite communiquer s’allonge d’un simple objet à toute une collection d’objets.

L’action suggère des dialogues qui évoquent un personnage qui agit et ainsi de suite. A un moment donné, l’auteur se retrouve avec tout un tas d’éléments dramatiques intéressants, intrigants mais qui ne sont pas tous connectés.

C’est à ce moment donné que l’esprit de l’auteur cesse d’être un créateur pour devenir un analyste de son propre projet.
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L'art de conter en images.