GLENN GERS : UN AUTEUR AU TRAVAIL (8)

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Arrivé à ce moment de sa réflexion, Glenn Gers, qui souhaite écrire le pilote d’une comédie romantique sous des atours de thriller, s’aperçoit qu’il a donné beaucoup de réflexions à l’aspect thriller alors que son intention est d’abord la comédie.

S’inspirer

Pour ses personnages, il est normal de s’inspirer de personnes réelles ou de personnages fictifs, de prendre appui sur des archétypes que l’on peut combiner afin de leur donner une consistance, c’est ce que l’on tire de ces comparaisons qui permet de créer des personnages uniques.

Glenn Gers s’inspire aussi d’œuvres : elles pourraient être littéraires ou bien de références cinématographiques. Ici, il décide de s’inspirer de Fargo (à la fois la série télévisée et le film des frères Cohen).

Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de plagier ces œuvres : elles ne sont que modèles. La femme qui pose pour un peintre n’est pas plagiée par le tableau. Le tableau est l’objet unique de la contemplation. Pour Glenn Gers, il n’est pas nécessaire non plus de choisir des œuvres du même genre que celui dans lequel on souhaite inscrire son propre travail.

S’inspirer consiste donc à tirer sa propre version de quelque chose qui existe déjà.

Retour sur Éric

Éric s’est retiré dans un lieu plus ou moins isolé pour prendre de la distance avec son métier de journaliste d’investigation et sa famille (précisément meurtrie par cette activité).

Bien qu’il profite de ce temps libre pour écrire un livre (un acte de création), force est de constater qu’il est dans un état de perte : il ne travaille plus et l’absence de sa famille lui pèse. Au début du récit, il n’a fait le deuil ni de l’un, ni de l’autre.

Toutes ces informations sur ce personnage doivent être amenées au lecteur/spectateur. C’est par des scènes que nous apprendrons à faire connaissance avec Éric. Une scène est la description d’un événement. Il se passe quelque chose dans une scène.

Sans entrer dans les détails car ce n’est pas encore le moment, nous devons néanmoins considérer cette approche du personnage par le lecteur et la lectrice comme un moment clef du récit. Ces moments particuliers constitueront notre plan. Nous ajoutons donc dans le plan : Où nous découvrons qui est Éric ; c’est-à-dire que dans cette séquence dont Éric est au cœur, nous établissons sa situation actuelle ; nous comprenons pourquoi Éric s’est trouvé un refuge dans un petit village de notre campagne française, une position qui offre un contraste saisissant avec ce qu’il était autrefois.

Le brainstorming est le lieu où vous interrogez votre projet et donnez des réponses. Le plan est la continuité de cette réflexion mais ce ne sont plus des questions ; ce sont des affirmations à propos de votre projet en cours de maturation.

Dans le plan, nous avons donc noté jusqu’à présent :

  • Où nous découvrons qui est Éric
  • La rencontre entre Ariane et Éric
Retour sur le tueur

Glenn Gers me souffle une idée. Nous avions dans un premier temps décrit l’assassin comme un homme adulte prenant sa revanche sur les humiliations subies depuis l’enfance.

Or il faudrait que cela soit toute une vie d’humiliations, de rejets systématiques par autrui. Le tueur sera un homme âgé qui, parce que son apparence le classe dorénavant dans les impressions plutôt positives, attirera la sympathie des personnages et du lecteur/spectateur. Complétez vos fiches personnages toutes les fois où vous dépassez vos premières conceptions (conservez ce qui est déjà en place).
Ainsi, en reprenant ma fiche personnage du tueur, je m’aperçois que j’avais aussi noté à propos de cet assassin qu’il serait dans une attitude de reproduction des actes d’un célèbre serial killer.

Revenez régulièrement aussi à votre fiche thématique. Nous avions vu précédemment qu’une des problématiques possibles serait le sentiment de danger dont nous manquons dans le confort un peu trop quotidien de nos réalités. Ce sera par les thèmes évoqués que nous pouvons ajouter du réalisme à notre récit.
Ce que propose Gers est que ce sentiment de danger ne risque pas de nous blesser. Nous lisons des histoires de tueurs en série, nous frissonnons devant leurs actes mais nous sommes à l’abri de la terrible actualité des faits.

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