5 PAGES POUR CONVAINCRE SUR VOTRE HISTOIRE

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5 Pages. C’est tout ce que vous aurez pour convaincre un lecteur de ne pas remiser votre scénario au fond d’un tiroir sans fond. Arbitraire, pensez-vous. Que nenni ! un bon lecteur repère un bon scénario aux cinq premières pages. Pour les très bons lecteurs, la première page leur est généralement suffisante.
Tout d’abord, souvenez-vous que le scénario est un outil de travail. Ce n’est pas un roman. Si vous devez préciser ce qu’il se passe à l’écran (donc quelques indications (des descriptions) que vous souhaiteriez communiquer au metteur en scène), ne vous lancez pas dans une prose sophistiquée. Et posez-vous la question de savoir si vous avez vraiment besoin de préciser ces indications.

Posez-vous la question en ces termes :

En quoi cela fait-il avancer mon intrigue ou mes personnages ?
Lorsque vous décrirez une scène, allez à l’essentiel. Si vous devez orienter le point du vue du réalisateur sur un angle précis, par exemple, faites-le au bon moment. Ainsi, votre emphase sera mieux acceptée si effectivement, elle est indispensable à la scène et aux intentions que vous souhaitez y faire passer.

Par exemple, nous suivons une voiture qui entre dans un parking souterrain. Pour le plan suivant, vous avez au moins deux possibilités. Vous décrivez le parking ou bien vous vous placez dans la voiture avec le chauffeur. Deux points de vue fort différents qui dépendent de vos intentions.
Soit le parking est important parce qu’il recèle une menace que le lecteur connait mais pas le protagoniste (c’est une ironie dramatique) soit si le personnage de la voiture est votre héros et que vous êtes encore dans l’exposition par exemple, le rejoindre dans la voiture pourrait permettre au lecteur d’en apprendre davantage sur le personnage principal de votre histoire.

La lecture de votre scénario doit être une expérience visuelle.

Facilitez la lecture en évitant les parenthèses. Par exemple,
Eh bien… Je ne suis pas surpris… Pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt ?
Les points de suspension ne brise pas le rythme alors que :
Eh bien (pause)
Je ne suis pas surpris (pause)
Pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt ?
Vraiment perturbant à lire.

Un autre casseur de rythme qui survient parfois est lorsque le nom des personnages est rappelé trop souvent dans les dialogues. Cela est souvent le signe que vous-même avez du mal à distinguer vos propres personnages.

William C. Martell cite souvent que lorsqu’il reçoit un coup de fil, il parvient à reconnaître son interlocuteur rien qu’à sa voix. Les dialogues identifient vos personnages de la même façon. Les mots qu’ils emploient sont la voix qui permet de les distinguer les uns des autres sans que vous ayez besoin de rappeler leur nom lorsque l’un de vos personnages change d’interlocuteur dans une scène.

Une attention particulière doit être portée aux verbes lorsque vous décrivez une scène. Employez des verbes d’action qui connotent le mouvement inhérent à votre scène.

Un dernier détail qui a son importance : Faites ressortir rapidement le héros de votre histoire. Il n’est pas nécessaire qu’il soit présenté dès la première page (surtout s’il s’agit d’un prologue), mais pour éviter la confusion chez votre lecteur, statuez rapidement le personnage qu’il va suivre tout au long de votre récit.

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