LA FICTION : UN DIVERTISSEMENT ?

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Une fiction est faite pour divertir. Mais il ne s’agit pas seulement de distraction. Les scénarios qui font un usage excessif du sexe et de la violence sont en effet des distractions qui ne font qu’ajouter à la médiocre atmosphère.

La fiction est un noble divertissement si auteurs et autrices prêtent une attention particulière au contexte, c’est-à-dire le monde de l’histoire où se côtoieront personnages fictifs et le lecteur/spectateur ; à l’action, c’est-à-dire les raisons qui poussent les personnages à agir tels qu’ils le font car lecteurs & lectrices sont des êtres naturellement curieux qui ont besoin de comprendre ; à la caractérisation des personnages, c’est-à-dire ce qui retient l’attention dans leur personnalité et qui les rendent uniques au moins à l’intérieur d’une fiction donnée ; à l’intrigue car avoir une prémisse intéressante, c’est un peu juste pour développer une histoire qui sera souvent étoffée en décrivant des relations entre les personnages, entre un personnage et le monde dans lequel il est jeté ; à la structure du récit qui, par ses règles (autant les apprendre avant de les briser), rend un texte bien plus lisible ; et puis la qualité des dialogues a aussi son importance.

Un tissage

La tâche de l’auteur et de l’autrice est donc d’assembler les quelques éléments cités ci-dessus pour en faire un tout, c’est-à-dire une histoire qui divertira lecteurs et lectrices, qui les emmènera ailleurs le temps d’un récit. Car dans un scénario bien ficelé, le fil sera serré et invisible.

Par exemple, dans le genre de la science-fiction, la rencontre avec une nébuleuse qui ne sera pas un simple objet céleste mais un organisme vivant (Star trek Voyager : Le Nuage). Cette prémisse est intéressante mais insuffisante pour développer une intrigue. Les auteurs ont alors travaillé sur les relations entre les personnages indépendamment de l’objectif consistant à cautériser les blessures faites involontairement à cette forme de vie.

La ligne dramatique qui décrit la lutte pour atteindre l’objectif contre les défenses naturelles de l’organisme blessé et celles qui décrivent l’évolution des relations entre les personnages se tissent pour donner une histoire complète alors que ces éléments, pris séparément, pourraient se suffire à eux-mêmes sauf qu’ils manquent de consistance pour créer une histoire complète à eux seuls.

Le contexte, l’action, la caractérisation des personnages, l’intrigue, la structure et les dialogues se combinent de manière invisible et créent une harmonie, un accord sans qu’aucune rupture soit perceptible. Ainsi, on divertit son lecteur quelle que soit la gravité des thèmes abordés.

Un bon exercice consiste à déconstruire un scénario. Distinguez les différents éléments. Qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans cette histoire ? A quel moment vous êtes-vous senti pris dans les rets de l’histoire ?
Considérez quelques histoires qui vous ont passionné. Pouvez-vous repérer dans le contexte, l’action, les personnages et leurs relations des éléments qui se répètent entre les histoires considérées ? Qu’avez-vous apprécié mais aussi qu’avez-vous moins apprécié ?

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