ÉCRIRE LA SF – 21

0
(0)
Du non-humain crédible
Des considérations biologiques

Comment l’environnement et l’habitat d’une planète d’origine peuvent-ils influencer la physiologie d’une espèce extraterrestre ?

L’environnement d’une planète joue un rôle évident dans l’évolution de toute forme de vie. Lorsque la gravité est faible par exemple, nous aurons des créatures grandes et élancées mais avec une ossature et des muscles moins développés. A l’inverse, les formes de vie seront petites et trapues mais nettement plus robustes.

Pourquoi ne pas envisager une atmosphère qui aurait pour effet des systèmes respiratoires inhabituels ? La densité de l’air peut favoriser des créatures volantes si elle est faible mais interdire le vol autrement. Si l’autrice et l’auteur imaginent des mondes aux lointaines étoiles, les créatures qui y vivent peuvent développer d’autres sens que la vue.
Un monde fait de glaces impose un mode de vie et un mode d’être différents de ceux d’une planète chaude. Idem pour des mondes arides et des planètes océaniques. Pour faire court, les facteurs environnementaux sont des vecteurs de l’évolution quelle qu’elle soit. Tenez compte aussi que la physiologie et l’anatomie de l’extraterrestre s’adaptent à son environnement. Votre description est-elle cohérente ?

Une forme de vie alien a nécessairement connu une évolution. Des conditions climatiques ou des catastrophes naturelles favorisent ou créent les conditions vers une évolution significative ; les ressources à disposition ; la défense contre la prédation quelle qu’en soit l’origine et encore la compétition qu’elle soit course aux armements ou hiérarchie sociale.

Quelques idées pour inventer des espèces extraterrestres

Comme dans tout brainstorming, on part d’un Et si.. !
Et si..
une espèce a évolué dans une totale obscurité ? Juste à partir de cette spéculation, on élabore une technologie, l’art et une structure sociale.

On peut se permettre d’extrapoler à partir de créatures terrestres que l’on dote alors de caractéristiques inhabituelles, sans chercher pour autant un anthropomorphisme mais pour signifier une adaptation à un environnement particulier. Ce qu’il faut tenter d’obtenir est une cohérence dans la constitution et le mode d’être de cet alien.

E.T. l’extra-terrestre (1982) de Steven Spielberg

E.T.E.T., le protagoniste extraterrestre du film, offre un contraste intéressant avec le Xenomorph de Alien. Analysons cette créature selon nos principes de création d’aliens. Spielberg ne le montre pas explicitement mais nous pouvons déduire des caractéristiques de la planète de E.T. en observant quelque peu sa physiologie.

Nous avons un corps trapu ce qui suggère une gravité plus élevée que sur la Terre. Il semble aussi que E.T. ait besoin d’atteindre des ressources que sa petite taille ne peut lui permettre. Son espèce a donc évolué vers un cou extensible pour survivre.

Ses capacités spéciales (la télépathie, l’apposition des mains..) prouvent que E.T. est un être fortement empathique. Et sa curiosité naturelle envers l’étranger indique aussi que sur sa planète d’origine, il n’y a pas de prédateurs majeurs. E.T. appartient à une espèce sociale avec un grand sens de la communauté.

Le design d’E.T. réussit à équilibrer l’étrangeté (un corps inhabituel et des capacités surhumaines) avec des traits familiers (son expressivité et ses émotions).

Comment avez-vous trouvé cet article ?

Cliquez sur une étoile

Average rating 0 / 5. Vote count: 0

No votes so far! Be the first to rate this post.

Cet article vous a déplu ?

Dites-nous pourquoi ou partagez votre point de vue sur le forum. Merci

Le forum vous est ouvert pour toutes discussions à propos de cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.