LA QUESTION DU THÈME

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Même lorsqu’une histoire a des personnages mémorables, une intrigue captivante et un genre pleinement développé, elle peut encore se défaire de ses thèmes.

Le thème est peut-être l’élément le plus puissant, mais le moins compris, de la structure d’une histoire. Il est puissant parce que le thème est un argument émotionnel :  Il s’adresse directement au cœur du lecteur ou du public. Il est le moins compris en raison de sa nature intangible, travaillant en coulisses et entre les lignes.

Lorsqu’il est mal utilisé, le thème peut s’asséner maladroitement, imposer un point de vue ou une morale aliénant le lecteur/spectateur par des déclarations dogmatiques inacceptables. Lorsqu’il est bien utilisé, le thème peut ajouter de la richesse, des nuances et du sens à une histoire qui, autrement, ne serait qu’une série d’événements.

Que signifie le mot thème ?

En fait, « thème » a deux significations. La première signification n’est pas sans rappeler celle d’un enseignant qui demande à sa classe de rédiger un travail sur un thème donné. Nous avons tous reçu à l’école des devoirs nous demandant d’exprimer nos pensées sur comment nous avons passé nos vacances d’été ou l’impact de l’industrialisation sur la culture au XIXe siècle, ou la mort. Chacun de ces « thèmes » est un sujet, ni plus ni moins.
Il sert à décrire le sujet qui sera exploré dans l’œuvre, qu’il s’agisse d’un article, d’un roman, d’une pièce de théâtre, d’une série télévisée ou d’un film.

Chaque histoire a besoin d’un sujet thématique pour aider à orienter le contenu de l’histoire, pour agir comme un élément unificateur à travers lequel l’intrigue se déroule et les personnages grandissent.

En fait, vous pouvez considérer le thème comme ce par quoi l’histoire se développe.

Ce deuxième aspect du thème est le message ou la prémisse de votre histoire. Une prémisse est une déclaration morale sur la valeur d’un élément de la personnalité humaine ou sur les troubles causés par cet élément.

Par exemple, certaines prémisses courantes seraient par exemple que la cupidité mène à la destruction de soi ou encore que l’amour véritable surmonte tous les obstacles, si, bien sûr, ces points de vue sont ceux de l’auteur et qu’il souhaite les partager avec son lecteur.

Une histoire sans prémisse semble inutile (et comme l’inutile est souvent mieux valorisé que l’utile, on peut comprendre pourquoi certains auteurs usent de cette facilité) mais une histoire avec un message trop prononcé fait office de prêche, si ce n’est de propagande.

Si une prémisse est un bon moyen de comprendre ce qu’une histoire essaie de prouver, elle ne fournit que peu d’aide sur la manière de le démontrer.

Voyons ce que Melanie Anne Philips (Dramatica) nous propose. Elle suggère de commencer par examiner les éléments de la prémisse, puis elle nous exposera une méthode sûre d’après elle pour développer un argument émotionnel (c’est ce qui sous-tend le thème) qui amènera votre lecteur aux conclusions morales de votre histoire sans que cela soit arbitraire de votre part.

Le personnage est fondamental à la prémisse

Melanie Anne Philips nous dit que toutes les prémisses se développent à partir du personnage. Habituellement, la prémisse tourne autour du personnage principal. En fait, nous pourrions définir le personnage principal comme celui qui est aux prises avec le dilemme moral de l’histoire.

Le dilemme moral d’un personnage principal peut être une question sérieuse comme le changement ultime de Scrooge lorsqu’il abandonne ses habitudes cupides et devient une personne généreuse envers le monde. Ou bien, le dilemme peut être beaucoup plus personnel comme lorsque Luc Skywalker gagne enfin assez de confiance en lui et laisse son intuition prendre le pas sur la technologie dans un moment critique.
Quoi qu’il en soit, si l’auteur fait l’économie de la prémisse, son personnage principal ressemblera davantage à un type qui s’occupe de régler ses problèmes qu’à un exemple de développement humain dont nous pouvons tirer des enseignements.

Traditionnellement, de telles prémisses sont énoncées sous la forme Ceci mène à cela. Dans les exemples ci-dessus, les prémisses seraient que la cupidité mène à l’autodestruction chez Scrooge et la confiance en soi mène au succès chez Luke.

Le noyau de chaque prémisse est la valeur explorée : l’avidité dans le cas de Scrooge et l’estime de soi dans le cas de Luke.

On peut facilement voir ces prémisses dans Un conte de Noël et Star Wars, mais que se passerait-il si on vous donnait simplement l’une ou l’autre et qu’on vous dise d’écrire une histoire autour de ces prémisses ?

Les prémisses sont parfaites pour nous donner l’essence d’un message, mais elles sont très réductrices. Elles ne nous disent pas comment développer un message en premier lieu.

Définir le thème comme guide

Premièrement, nous devons ajouter quelque chose au traditionnel cela conduit à ceci de la prémisse. En plus d’avoir un argument thématique comme la cupidité, nous allons ajouter un contre-argument (Counterpoint selon la terminologie de Dramatica), une sorte d’objection, et dans le cas de la cupidité, nous pourrions lui opposer la générosité.

Affirmer à votre lecteur que la cupidité est une mauvaise chose crée un argument unilatéral. Mais argumenter sur les mérites relatifs de la cupidité et de la générosité permet de présenter les deux aspects de l’argument et laisse votre lecteur décider par lui-même.

En créant une dialectique, un débat légitime et juste entre la générosité et la cupidité, votre lecteur pourra tirer des conclusions (en espérant que ce soit les vôtres) sans être forcé en quelque manière.

Vous aurez plus de chances de le convaincre plutôt que de lui faire rejeter votre prémisse par principe, en le rendant imperméable à votre message.

Voyons ce que nous propose Melanie Anne Phillips :

Déterminez ce que vous voulez dire

Nous avons tous des qualités humaines que nous admirons et d’autres que nous méprisons. Certaines peuvent être sérieuses comme le fait de se mettre au premier plan, quel que soit le tort que cela cause aux autres. D’autres peuvent être mineures comme quelqu’un qui emprunte des choses et ne les rend jamais.
Quoi qu’il en soit, à ce stade de votre réflexion, votre message prendra simplement la forme qu’une qualité humaine est mauvaise ou bien qu’elle est bonne.

Le conseil de Melanie Anne Phillips est de voir en vous ce qui vous irrite vraiment, ou vous inspire vraiment, et choisissez cette qualité humaine à donner à votre personnage principal. Ensuite, il vous sera beaucoup plus facile de trouver des exemples précis de cette qualité que vous inclurez dans votre histoire d’une manière vivifiante (puisque la fiction est une imitation de la vie, de ses passions et de ses sentiments).

Ne perdez pas de temps sur des traits humains qui ne signifie rien pour vous. Choisissez quelque chose qui vous préoccupe vraiment et exprimez avec force comment ce trait singulier ennoblit ou sape votre personnage principal.

En dernier recours, regardez vos personnages et votre intrigue et laissez-les vous suggérer votre thème. Voyez quels types de situations vont se présenter dans votre histoire ; quels types d’obstacles seront rencontrés. Réfléchissez au but de votre histoire et à l’effort qu’il faudra pour l’atteindre. Quelles seraient les qualités humaines qui pourraient rendre cet effort plus difficile, exacerberaient les obstacles et empêcheraient que quelque chose ne fonctionne de la manière habituelle parce qu’il est bloqué ou coincé.

Donnez ce trait à votre personnage principal, et vous serez agréablement surpris, nous dit Melanie Anne Phillips, de le voir prendre une vie propre.

Bien entendu, vous connaissez peut-être déjà votre message avant même de commencer. Votre intention pour ce projet pourrait être d’exprimer votre point de vue sur une qualité humaine particulière. D’ailleurs, vous pourriez préciser cette intention dans une note d’intention (c’est d’abord cet objet que vous devriez faire lire de votre projet).

Déterminez votre contre-argument (ou Counterpoint)

Dès que vous pensez posséder votre message, mettez en place votre objection. Le contre-argument est l’opposé de votre argument.

Donc, si le message de votre histoire est d’avoir un esprit étroit ou d’être un esprit étroit (le fait d’employer avoir ou être peut faire une grande différence) est une mauvaise chose, alors votre préoccupation est l’étroitesse d’esprit et son contrepoint est l’ouverture d’esprit. Notez que le terme de contrepoint est significatif car vous superposez deux aspects contradictoires ou opposés.

La méthode proposée par Melanie Anne Phillips paraît logique. Par votre fiction, vous allez faire la démonstration de ce qui est bien et de ce qui est mal sur cette notion d’étroitesse d’esprit. De même, vous démontrez ce qui est bien et ce qui est mal (ou bon ou mauvais si vous préférez) avec l’ouverture d’esprit.

Vous ne prenez pas une position pour l’un ou l’autre. Vous illustrez l’un et l’autre par des exemples (ils sont votre histoire) et vous amenez votre lecteur vers votre point de vue.

Melanie Anne Phillips nous donne aussi comme exemple que d’emprunter des choses aux autres et ne pas les leur rendre est mauvais, alors le contrepoint pourrait être d’emprunter des choses aux autres et les leur rendre.
Notez que Phillips pose un jugement de valeur sur l’argument. Telle chose est mauvaise (elle pourrait être tout aussi bien bonne). Mais le contre-argument s’empare seulement de la qualité humaine qui viendrait s’opposer à l’argument. Cela laisse à votre génie créateur la possibilité de présenter plusieurs objections.

L’idée est de laisser votre lecteur parvenir à votre conclusion de lui-même. L’argument et le contre-argument montrent simplement les deux aspects d’un même concept. Dans cet exemple de l’étroitesse ou de l’ouverture d’esprit, le problème que vous soulevez est l’ouverture aux autres.

La prochaine étape consistera à déterminer comment nous allons amener le lecteur à la conclusion que nous voulons qu’il ait.

Faites la démonstration de l’argument et du contre-argument sans parti pris

L’idée ici est de voir chacune des deux qualités humaines (contenues dans l’argument et le contre-argument) en action dans votre histoire pour illustrer la façon dont chacune d’entre elles s’en sort. Pour ce faire, vous devriez inventer autant d’illustrations que possible de chacune d’entre elles (lors d’un travail préparatoire, d’un effort de recherches sur votre projet).

Si vous avez la curiosité de découvrir l’application Dramatica que j’ai mis à la disposition de la communauté pour aider à utiliser Dramatica sur vos projets, vous aurez la possibilité d’illustrer dans une boite de saisie de texte vos illustrations pour chacun des concepts évoqués.

Par exemple, dans Un conte de Noël, on voit Scrooge refuser une prolongation de prêt, refuser à Cratchet un morceau de charbon, refuser de faire un don aux pauvres. Chacun de ces moments illustre pleinement l’impact du thème de la cupidité et de valeurs similaires telles que l’avarice, l’avidité, la vénalité ou la concupiscence.

De même, dans la même histoire, nous voyons Feziwhig dépenser son argent pour une fête de Noël pour ses employés, le neveu de Scrooge l’inviter à dîner, et Cratchet donner de son temps à Tiny Tim. La générosité (contre-argument de l’avarice) se manifeste aussi dans l’action.

Chaque cas illustré de cupidité propage des sentiments négatifs. Chaque cas de générosité propage des sentiments positifs. Au fur et à mesure que les illustrations se superposent au cours de l’histoire (voyez la notion de contrepoint, de motifs qui se superposent), l’argument émotionnel, ce qu’on entend habituellement par le thème, est avancé que la cupidité n’est pas un trait positif, alors que la générosité l’est.

Ne comparez pas directement l’argument et le contre-argument

La plus grande erreur dans l’argumentation thématique selon Melanie Anne Phillips est peut-être de comparer directement la valeur relative de l’argument et du contrepoint. Si l’on fait cela, on enlève toute décision au lecteur et on la met directement entre les mains de l’auteur.

Le lecteur n’est pas passif. Par principe, il n’acceptera pas d’emblée ce que vous tentez de forcer sur lui. Et puis peut-être n’est-il pas prêt ce lecteur à recevoir votre point de vue, peut-être êtes-vous un peu trop dans l’avant-garde, un peu trop novateur. Vous pouvez être autant sacralisé que condamné à l’anathème.

Si vous comparez directement l’argument et le contre-argument, c’est comme si vous répétiez en boucle que la générosité est meilleure que la cupidité. Si vous n’ennuyez pas votre lecteur, vous le lasserez sûrement.

Une meilleure façon de faire selon Melanie Anne Phillips est de montrer la cupidité à l’œuvre dans ses propres scènes, et la générosité à l’œuvre dans des scènes complètement différentes. De cette façon, le lecteur est laissé libre de tirer ses propres conclusions.

Et même si le fait de montrer la cupidité comme toujours totalement mauvaise et la générosité comme toujours totalement bonne peut créer un message plutôt mélodramatique, au moins le public n’aura pas l’impression que vous lui assénez un message. Certes, il est préférable de nuancer votre discours.

Ni totalement mauvais, ni totalement bon

Comme vous allez inclure de multiples exemples ou illustrations de la bonté ou de la méchanceté par votre argument et son contrepoint (dans l’exemple d’Un conte de Noël), vous n’avez pas à essayer de prouver complètement votre message dans chaque scène individuelle.

Il serait préférable que l’argument soit vraiment mauvais parfois, et juste un peu négatif dans d’autres cas. De cette manière, la cupidité peut commencer par paraître irritante, mais à la fin de l’histoire, elle peut affecter des questions de vie ou de mort.

Ou encore, la cupidité peut avoir des effets dévastateurs dans le cours de l’intrigue, mais en fin de compte, elle ne sera qu’une petite épine dans le pied des gens. Et, bien sûr, vous pouvez choisir de présenter différentes manières de voir les choses, en montrant quelques exemples de problèmes majeurs liés à la cupidité et d’autres qui la voient sous un jour moins sombre. De même, toutes les illustrations de votre contre-argument n’ont pas à avoir le même poids.

Melanie Anne Phillips en déduit qu’à la fin, le lecteur fera inconsciemment la moyenne de toutes les illustrations de l’argument, et aussi la moyenne de toutes les illustrations du contrepoint, et arrivera à une valeur relative de l’une par rapport à l’autre. Comme je ne cherche à convaincre personne (car certains en prendraient ombrage), faites vous-mêmes l’expérience.

Cette expérience pourrait se constituer ainsi : par exemple, si vous créez une échelle arbitraire (donc qui se réfère à votre vécu et à votre perception du monde) de +5 à -5 pour attribuer une valeur à être vraiment bon (+5) ou vraiment mauvais (-5), la cupidité pourrait commencer à -2 dans une scène, être à -4 dans une autre, et -1 lors d’une troisième scène.

L’affirmation ici est que la cupidité est toujours mauvaise (puisque toujours dans le négatif), mais pas totalement mauvaise par nature. Ce sont en quelque sorte les circonstances qui pourraient décider du degré de méchanceté, de mal, de laideur qui imprègne telle valeur dans telle situation.

Ensuite, vous faites de même avec le contrepoint. Dans notre cas, la générosité commence par un +4, puis montre un +1 et se termine par un +3. Cela permet d’affirmer que la générosité est bonne généralement. Ce n’est pas le bien absolu (cela est une autre histoire), mais un bien parmi d’autres que nous choisissons (une question de volonté, donc) selon les circonstances, selon si on doute ou pas, selon l’urgence ou selon d’autres raisons plus ou moins logiques, plus ou moins passionnées.

À la fin d’une telle histoire, au lieu de déclarer de manière générale que la cupidité est mauvaise et que la générosité est bonne, vous affirmez simplement que la générosité est meilleure que la cupidité.
C’est beaucoup plus facile à accepter pour le lecteur, car les qualités humaines dans la vie réelle sont rarement tout bon ou tout mauvais.

Parfois mauvais, parfois bon

Mais vous pouvez faire plus. Et si la générosité est surtout bonne, mais a parfois des effets négatifs ? Supposons que vous montriez plusieurs scènes illustrant l’impact de la générosité, mais dans l’une d’entre elles, un personnage choisit de partager son repas. Indéniablement, c’est une bonne chose pleine de compassion et d’amour envers son prochain (si tel est votre message).

Mais dans cette scène l’assiette est renversée, tout est ruiné et personne ne peut manger. Dans ce cas particulier, la cupidité aurait au moins permis de nourrir l’un d’entre eux ! Donc, vous pourriez noter cette scène sur votre échelle arbitraire comme un -2 pour la générosité ou l’altruisme.

De même, la cupidité pourrait en fait être montré comme légèrement bonne dans une scène. Mais au dénouement, tous les cas de cupidité s’additionnent pour donner un résultat négatif. Par exemple, la scène 1 de la cupidité peut être un -4, la scène 2 un +2 et la scène 3 un -5. Si on les additionne, on obtient un total de -7 pour la cupidité. Et c’est ainsi que le lecteur le percevra également nous dit Melanie Anne Phillips.

Cette approche nous donne l’occasion de faire des choses vraiment audacieuses dans notre argumentation thématique. Et si la cupidité et la générosité se révélaient toutes deux mauvaises dans l’ensemble ?
En additionnant les chiffres de votre échelle, on pourrait dire que chaque fois que l’on utilise la cupidité, cela cause des problèmes, mais que chaque fois que l’on utilise la générosité, cela cause aussi des problèmes. Mais en fin de compte, la cupidité obtient un -12 et la générosité n’est qu’un -3, ce qui prouve que la générosité, dans ce cas, est le moindre des deux maux.

Et si les deux donnaient un résultat positif ? Alors votre message pourrait être que la générosité est le plus grand de deux biens ! Mais ils peuvent aussi se retrouver à égalité (la cupidité à -3 et la générosité à -3, par exemple). Ce serait un message que dans les situations particulières d’une histoire, être cupide ou généreux n’a pas vraiment d’importance, dans tous les cas, vous aggraverez la situation (puisque la comparaison renvoie une négation).

Et même, les deux valeurs pourraient être à zéro ce qui affirmerait que ni la générosité, ni la cupidité (en reprenant ces deux valeurs) n’auraient un réel impact sur les choses.

Un dilemme

Maintenant, vous avez la possibilité de créer des dilemmes pour votre personnage principal qui sont beaucoup plus réalistes et beaucoup moins moralisateurs. Et en faisant en sorte que l’argument et le contre-argument passent un certain temps dans la colonne des bons et un certain temps dans la colonne des mauvais au cours de votre histoire, vous êtes en mesure de refléter les valeurs réelles de nos qualités humaines et leur impact sur ceux qui nous entourent.

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