LE POINT DE VUE SUBJECTIF DE VOTRE PERSONNAGE

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En tant qu’auteur, il est important que vous parveniez à engager émotionnellement vos lecteurs dans ce qui se passe dans l’histoire afin de leur donner l’envie de continuer à la lire.
Pour qu’un lecteur s’investisse ainsi, il est nécessaire qu’il se sente en quelque sorte concerné par ce qui arrive au personnage central de votre histoire, ce qu’il traverse au cours de son aventure.
Le lecteur doit être lié au personnage principal sur un plan humain. Les émotions qu’éprouvent le personnage doivent être absorbées par le lecteur par un processus d’identification de ces émotions.
Un sentiment de compassion avec le personnage devrait émerger de cette fusion inattendue. Ainsi, le lecteur se surprend à espérer que le héros parviendra à surmonter cet énorme problème  auquel il doit faire face.

L’importance des 10 premières pages

Blake Snyder dans son livre Save the Cat! affirme qu’un personnage doit faire quelque chose de sympathique au cours des 10 premières pages du script pour que puisse sans tarder s’installer une sympathie entre le lecteur et le personnage.
Mais cela ne serait pas suffisant si nous ne pénétrons pas à l’intérieur du personnage, si nous ne partageons pas son point de vue sur les choses.
Adopter la perspective du personnage principal revient à éprouver les mêmes choses que lui. Ce qu’il vit au cours de l’histoire sera vécu tout aussi intimement par le lecteur.

L’idée est donc de satisfaire le besoin du lecteur à expérimenter ce que pense, ce que ressent et ce que désire le personnage principal. Et cela évidemment n’est possible que si le lecteur perçoit les choses selon la perspective du personnage principal.

Le lecteur ne survole pas l’histoire comme le ferait un général du haut d’une colline sur le champ de bataille mais bien du point de vue du soldat en plein cœur du conflit. Le lecteur a une vue subjective de l’histoire à travers les yeux de son personnage principal.

Le voyage du héros (son parcours dans le récit) doit être pour le lecteur un voyage émotionnel. Il ne doit pas seulement être pris dans la situation où vous avez placé votre personnage (placez toujours vos personnages en situation, cela rend les scènes beaucoup plus intéressantes), mais il doit aussi et surtout être impliqué avec cet être humain de fiction qu’est votre personnage et vraiment le soutenir et espérer qu’il parvienne à atteindre son but.

Un lien intime entre lecteur et personnage principal

Pour réussir cette jonction entre le lecteur et le personnage, la première chose est de s’assurer que votre héros soit dans pratiquement toutes les scènes. Quand il ne figure pas dans une scène, c’est qu’il y a une raison importante et très claire pour que cela soit ainsi.

De plus, très souvent, il apparaît que si le personnage central de l’histoire n’est physiquement pas présent dans la scène, il l’est tout de même indirectement. La scène a un rapport patent avec le héros même s’il n’y est pas.

Mais là non plus, ce ne serait pas suffisant si le héros n’est pas le moteur de la scène. Ce qu’il désire et essaie d’obtenir dans cette scène est ce qui la justifie. Chaque scène a un but pour le héros et il lui faut l’ensemble des scènes qui composent l’histoire pour parvenir à réaliser son objectif majeur.

Une connexion émotionnelle entre votre personnage central et le lecteur, une résonance chez le lecteur des états d’âme par lesquels passent le héros  sont suffisants pour créer une bonne histoire (saupoudrée tout de même de quelques autres éléments dramatiques pour assurer le divertissement).

Le meilleur moyen d’y arriver est de donner à votre personnage principal un énorme, compliqué et difficile problème (avec des enjeux importants) à résoudre d’ici la fin de l’histoire.
En tant qu’auteur, vous mettez votre personnage au défi de réussir son objectif (en fait, un objectif que vous lui avez assigné).

Puis, vous placez votre lecteur dans la perspective de ce personnage, vous devez faire en sorte que le lecteur soit avec lui quand il essaie de surmonter ses problèmes, lorsqu’il échoue, lorsqu’il change ses plans, lorsqu’il se heurte à des conséquences inattendues, quand il est poussé au bout de ses limites.
Le lecteur doit accompagner émotionnellement le héros jusqu’à la fin du récit. Il doit pouvoir (si vous en lui donnez les moyens) adopter le point de vue de votre personnage principal.

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