Archives pour l'étiquette Séquence

L’ACCROCHE ET LE CLIFFHANGER

Deux éléments dramatiques sont à retenir lorsque l’on écrit un scénario. Il y a d’abord l’accroche qui permet de capter l’attention du lecteur.
Et il y ce qu’on appelle le cliffhanger, c’est-à-dire la fin d’une scène ou d’une séquence qui donne l’envie au lecteur de connaître ce qui va bien pouvoir se passer ensuite.

S’il ne se produit rien dans l’histoire qui puisse attirer l’attention du lecteur, l’auteur peut s’évertuer dans le vide. Non seulement le lecteur s’ennuiera mais surtout, il n’ira pas jusqu’au bout de sa lecture.
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LES THÉORIES DU SCÉNARIO

Fondamentalement, un scénario est une forme littéraire très spécifique. Le lecteur d’un scénario n’est pas le même que celui d’un roman.
Et c’est d’abord un outil destiné à un média visuel, donc qui va servir à mettre en images une histoire.

Il est appelé à être manipulé par d’autres créateurs qui en feront leur propre interprétation. Un scénario n’est jamais un produit fini même au bout de la dixième révision.

Un scénario se concentre sur la description des pensées et sentiments qui traversent les personnages de l’histoire. Cette description ne consiste pas à pénétrer l’intériorité des personnages. Car il n’est pas un roman.
Il lui faut évoquer ces pensées et sentiments à travers  le sous-texte (comme l’usage des métaphores), de l’action (des attitudes et des comportements qui révèlent un état d’esprit actuel du personnage ainsi que les relations entre eux) et bien-sûr le symbolisme (peut-être un peu délicat à manier).
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LE CONFLIT, C’EST INVENTER UN PROBLÈME

Ce qu’une histoire promet, c’est d’abord du conflit. Le conflit est cependant une notion abstraite qui peut prendre une pluralité de formes.
Des motifs d’intrigue tels que la perte ou la trahison sont des formes conflictuelles par leur nature même.

Il faut cependant pouvoir expliquer ces formes au lecteur. Une poursuite, par exemple, c’est-à-dire qu’un homme en chasse un autre et c’est le motif de l’intrigue (ce n’est pas une course-poursuite), doit bien avoir une raison.

On ne peut pas imposer au lecteur une poursuite sans lui donner au moins une explication de cette poursuite. Il faut donc inventer au préalable un problème.
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STRUCTURE : LA COULEUR DES SENTIMENTS

La Couleur des sentiments (The Help) de Tate Taylor, d’après l’œuvre de Kathryn Stockett, présente la particularité d’avoir trois personnages pour représenter le protagoniste (Aibileen, Minny et Skeeter).

La structure de La couleur des sentiments est certainement à l’origine du succès que cette histoire a rencontré. C’est une structure qui se fonde en fait sur quatre histoires (dont celle de Celia) qui se supportent et se renforcent mutuellement.
C’est le principe du tout qui est différent de la somme de ses parties mais dont les parties sont elles-mêmes un tout qui se suffit à lui-même.

Trois protagonistes qui bénéficient chacun d’un arc dramatique bien défini et significatif.
Pour faire un héros, cependant, il faut un protagoniste qui soit à la fois protagoniste et personnage principal de la fiction.
Alors qui choisir comme personnage principal ?
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CONSTRUIRE LA LIGNE DRAMATIQUE

Une histoire peut être linéaire, c’est-à-dire qu’elle présente un début, un milieu et une fin. C’est l’ordre habituellement retenu. Parfois, c’est un peu désordonné comme Pulp Fiction ou Memento.

Considérons cependant que l’auteur opte pour un déroulement linéaire de tous les événements. Ces derniers sont généralement liés par une relation de causalité (un événement a lieu parce qu’il est relatif à un événement qui l’a précédé).
Ces faits s’accumulent créant une sérialité qui aboutit à une résolution dramatique. C’est une approche mécaniste des choses.

Toutes les pensées de l’auteur, ses idées, ses mots, les scènes et les dialogues se combinent pour donner au lecteur un tout que l’on nomme une fiction dramatique.
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