Archives par mot-clé : Créativité

DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (123)

Chapitre 31

Storytelling et l’encodage du genre

L’illustration du genre

Le genre n’est que légèrement influencé par le Storyform (c’est-à-dire la structure dans le vocabulaire de Dramatica). Seuls les quatre domaines permettent d’apprécier ce que sera le genre (voir le chapitre 13 sur les descriptions de domaines).

Une fois que ces quatre domaines ont été encodés (c’est-à-dire illustrés par des images, des scènes, des événements, des situations, des dialogues… mais pas encore racontés, pas encore assemblés pour donner du sens), ce qui se nomme genre consiste en des préférences narratives.

Le genre ne surgit pas tout fait dès les premiers mots. Il commence comme quelque chose d’assez général (qui fonctionnerait quelque soit le genre, qu’il soit aussi spécifique que l’horreur ou plutôt grand public comme la comédie romantique).

Graduellement, néanmoins, il évoluera en quelque chose de plus précis (au niveau du ressenti et de son ton) jusqu’à ce qu’il devienne et soit reconnu comme un genre spécifique représenté seulement dans l’histoire en train d’être racontée.

Gardons en mémoire cependant que de vouloir être si unique dès le départ fera certainement fuir le lecteur.
Inversement, ne pas réussir à développer suffisamment de détails liés à un genre spécifique au cours de l’histoire ne sera pas si apprécié que cela par le lecteur.

L’approche la plus sûre est encore de commencer par la même nature que l’on trouve dans des centaines d’autres histoires et puis lentement concevoir un nouveau monde, un cadre narratif singulier. Cela procurera au lecteur une expérience unique (il n’aura pas ainsi le sentiment du déjà-vu).
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (114)

Chapitre 26

L’art de la narration

Seconde Étape : le Storyencoding
Introduction au Storyencoding

Le Storyencoding, c’est l’histoire que vous racontez. C’est la diégèse, ce sont les illustrations et les représentations que vous inventez. La structure serait davantage le Storyweaving qui consiste à ordonner les choses de votre histoire.

Storyencoding est simplement le processus qui convertira les appréciations (qui sont en quelque sorte le moyen d’accès à l’histoire pour le lecteur) qui sont le matériau brut du Storyform (c’est-à-dire la structure) en des personnages de chair (même s’ils sont de fiction), en lieux, en événements. Ce seront des choses à raconter.

Par exemple, pour un projet de scénario, nous aurions un Storyform avec le domaine UNIVERSE pour l’Overall Story Throughline.

Je vous renvoie à ces articles pour l’explication de ces termes :
Chapitre 13 :
Les descriptions de domaine

Le domaine de l’Objective Story
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (51)
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (52)

Le domaine de la ligne dramatique du personnage principal
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (53)

Le domaine de l’Influence Character
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (54)

Le domaine de la Subjective Story
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (55)

UNIVERSE implique que l’Overall Story Throughline gravite autour du concept de situation externe.

Faisons un bref rappel :
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (107)

Dramatica semble compliquée et mes incessants renvois vers des points de théorie et des exemples d’application (c’est-à-dire vers mes autres articles, en fait) ne rendent pas les choses faciles. Consacrez néanmoins un effort, ne serait-ce que de curiosité, à cette théorie narrative.

Le précédent article a mis en avant le Story Engine, part intégrante du Storyform (que d’aucuns nomment le squelette, c’est-à-dire la structure de l’histoire).
Story Engine est en effet la force vitale de l’histoire alors que la structure est davantage une armature. Il se constitue de composants dramatiques dont vous choisissez certaines valeurs ou propriétés ou qualités (selon le terme qui fait le plus sens pour vous).

Ces composants dramatiques sont nommés Appreciations dans la terminologie de Dramatica. Ces Appreciations sont un moyen pour le lecteur de se saisir de l’histoire. Je ne saurais trop vous conseiller de relire ces articles à propos de ces appréciations :

  1. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (62)
  2. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (63)
  3. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (64)

La théorie narrative Dramatica fonctionne par quaternités (il y a toujours 4 valeurs qui possèdent certaines relations entre elles). Ces relations font que lorsque vous optez pour une caractéristique (une classe, un type, une variation de type ou un élément de caractérisation), la valeur qui lui est associée (en paire dynamique, en Companion Pair ou bien en Dependent Pair) vous est donnée par Dramatica.

Le Story Engine peut être compliqué parce que même si chacune des appréciations dramatiques (Appreciation) qu’il précise ont des valeurs (ou caractéristiques ou propriétés) paramétrées telles que vous le souhaitez (que le terme paramètre ne vous effraie pas, Dramatica ne tuera point votre créativité, bien au contraire, il l’excite), il peut être difficile d’imaginer comment l’auteur va pouvoir mettre en vie ces appréciations dramatiques dans son propre scénario.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (102)

L’ ART DE LA NARRATION

ÉTAPE 1 : STORYFORMING
Introduction au Storyforming
Inspiration

Lorsqu’un auteur commence à travailler sur un projet, il a rarement toute la chose en tête. En fait, il lui arrive de ne commencer qu’avec un peu d’action, un fragment de dialogue ou peut-être même avec seulement un titre.

Le besoin d’écrire surgit de quelque intérêt personnel à vouloir partager. Ce partage peut être une émotion, une expérience ou un point de vue sur un sujet spécifique.
Lorsque l’inspiration s’empare de nous, il y a alors ce désir impérieux de trouver un moyen de communiquer ce qui occupe notre esprit.

Une autre chose se produit aussi au cours du processus. Une pensée créative mène à une autre et l’étendue de ce que l’on souhaite communiquer s’allonge d’un simple objet à toute une collection d’objets.

L’action suggère des dialogues qui évoquent un personnage qui agit et ainsi de suite. A un moment donné, l’auteur se retrouve avec tout un tas d’éléments dramatiques intéressants, intrigants mais qui ne sont pas tous connectés.

C’est à ce moment donné que l’esprit de l’auteur cesse d’être un créateur pour devenir un analyste de son propre projet.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (101)

Sommaire :
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE

CHAPITRE 20

SECTION DEUX : L’ ART DE LA NARRATION

Fondations
Introduction à la narration

Toute histoire complète exhibe deux aspects principaux : une structure dramatique sous-jacente qui contient la signification inhérente de l’histoire et une seconde signification qui est portée par la manière dont cette structure se manifeste en mots et symboles (mots du scénario ou du roman, symboles en tant qu’illustrations pour faire passer des idées).

En pratique, ces deux aspects ne peuvent exister indépendamment de l’autre car une structure qui n’a pas été rendue tangible en quelque forme ne peut être communiquée et pareillement, aucun mode d’expression ne peut être sans quelque chose à communiquer.

Nous avons exploré jusqu’à présent LES ÉLÉMENTS DE STRUCTURE. Le but de cette investigation était de définir les éléments essentiels qui agissent au sein de la structure dramatique de toute histoire terminée (notons que Dramatica insiste sur la notion de complétude d’une histoire. En effet, une histoire terminée est une histoire réputée complète).

Ces éléments de la structure sous-jacente se répartissent en quatre catégories : le personnage, le thème, l’intrigue et le genre.

Nous allons investiguer maintenant l’art de la narration qui décrit le processus de conceptualisation et de communication d’une histoire. Cette opération passe par quatre étapes distinctes : Storyforming, Storyencoding, Storyweaving et Reception.

Nous reviendrons sur chacun d’eux un peu plus tard. Pour le moment, considérons-les tels quels

La structure et la narration sont donc deux choses différentes. Un auteur peut alors faire le choix de commencer par la structure ou la narration selon ses envies, son intérêt personnel ou son style.
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