Archives pour la catégorie Scènes & Dialogues

LES ÉLÉMENTS DRAMATIQUES D’UNE HISTOIRE

Qu’est-ce qu’un point d’inflexion ? C’est un moment particulier lorsque l’intrigue prend une direction nouvelle et inattendue.
Classiquement, on trouve deux points d’inflexion majeurs au cours de l’histoire (la fin de l’acte Un et le climax).
Mais il existe aussi de nombreux autres moments moins importants pour le devenir de l’histoire mais qui participent activement à son avancée.

Théoriquement, chaque scène devrait être l’un de ces points mineurs. Parce qu’au cours de celle-ci, le personnage principal apprend et il peut évoluer aussi.
Une scène présente un conflit (grossièrement, un personnage souhaite obtenir quelque chose au cours de celle-ci mais il rencontre des difficultés à se le procurer). Il peut donc échouer tout comme il peut réussir. Une scène met en œuvre la plupart du temps un obstacle.
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UN ENJEU DANS CHAQUE SCÈNE

Le manque d’enjeu dans une scène est probablement l’un des défauts les plus communs dans un scénario. Le personnage principal apparaît dans la majeure partie des scènes. Et lorsqu’il est absent, c’est parce que cela est nécessaire à l’histoire.

Dans chacune des scènes où il survient cependant, il doit y avoir quelque chose qui représente un enjeu pour lui. Car si cet enjeu est éludé, il en résultera des dialogues prenant l’apparence d’une conversation anodine, sans conséquence (en d’autres termes, de l’espace perdu).

Après le premier jet du scénario, faites le tour de vos scènes et tentez de repérer celles qui ne contiennent aucun enjeu. Il ne sera pas nécessaire de les supprimer mais de les retravailler.
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LE LECTEUR INTERPRÈTE LES FAITS

Montrer ce qui se passe dans la tête des personnages est nécessaire au scénario. Alors qu’un roman pénètre profondément l’intimité d’un personnage, le scénario doit montrer.

En montrant les choses, l’auteur parvient à impliquer émotionnellement son lecteur dans l’histoire. Quiconque est impliqué émotionnellement dans quelque chose sera rivé à cette chose tant qu’elle dure.
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L’ACCROCHE ET LE CLIFFHANGER

Deux éléments dramatiques sont à retenir lorsque l’on écrit un scénario. Il y a d’abord l’accroche qui permet de capter l’attention du lecteur.
Et il y ce qu’on appelle le cliffhanger, c’est-à-dire la fin d’une scène ou d’une séquence qui donne l’envie au lecteur de connaître ce qui va bien pouvoir se passer ensuite.

S’il ne se produit rien dans l’histoire qui puisse attirer l’attention du lecteur, l’auteur peut s’évertuer dans le vide. Non seulement le lecteur s’ennuiera mais surtout, il n’ira pas jusqu’au bout de sa lecture.
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LE CONFLIT, C’EST INVENTER UN PROBLÈME

Ce qu’une histoire promet, c’est d’abord du conflit. Le conflit est cependant une notion abstraite qui peut prendre une pluralité de formes.
Des motifs d’intrigue tels que la perte ou la trahison sont des formes conflictuelles par leur nature même.

Il faut cependant pouvoir expliquer ces formes au lecteur. Une poursuite, par exemple, c’est-à-dire qu’un homme en chasse un autre et c’est le motif de l’intrigue (ce n’est pas une course-poursuite), doit bien avoir une raison.

On ne peut pas imposer au lecteur une poursuite sans lui donner au moins une explication de cette poursuite. Il faut donc inventer au préalable un problème.
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