Archives par mot-clé : Incident déclencheur

PLOTTO : MÉTHODE DE SUGGESTIONS D’INTRIGUE

Nous abordons avec cette série de situations 1034 à 1056 le sous-groupe hasard. Afin d’orienter ma pensée, je tenterai de définir comment nous allons pouvoir considérer le hasard en fiction bien que cette façon de faire présente le risque d’être un peu restrictive.

Deux acceptions s’offrent à moi. D’abord, la fortune sourit aux audacieux. C’est-à-dire que je ne crois pas en la coïncidence. Prenons par exemple la rencontre, instrument narratif très utile lors de l’incident déclencheur.
Illustrons cette rencontre avec Les 101 Dalmatiens lorsque Pongo, amoureux de Perdita, provoque la rencontre entre Roger et Anita. Vous le constatez, cette rencontre est organisée. En un autre terme, elle est déterminée. Quoi que fasse Pongo (du moins dans le domaine fictif qui est le sien), cette rencontre ne pouvait pas ne pas avoir lieu.

Ce sont donc deux séries d’événements (les vies de Roger et d’Anita) qui s’articulent chacune d’une manière causale (un événement cause un autre événement) qui à un moment donné vont se croiser.
Par ailleurs, je peux refuser ce rapport entre les événements et dire que tout n’est que pure coïncidence. Si je souhaite me servir d’une rencontre comme incident déclencheur, elle sera alors une rencontre fortuite de circonstances. Par exemple, je décide de flâner avant de rentrer directement chez moi (comme j’en ai l’habitude) et au détour d’une rue, je rencontre une vieille connaissance perdue de vue, mon assassin ou bien la femme de ma vie.
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FORCE NARRATIVE : LA TENSION DRAMATIQUE

Qu’est-ce qu’une histoire ? Pour faire simple (et somme toute assez universel), une histoire doit avoir un héros (c’est-à-dire à la fois protagoniste – qui agit – et personnage principal – qui reçoit l’empathie du lecteur. Voir la théorie narrative Dramatica à ce sujet).
Ce héros a en charge la résolution du problème soulevé par l’histoire. L’auteur doit donc donner à ce personnage principal quelque chose à faire. Ce peut être un besoin, un défi, un but à atteindre, une quête.

Quel que soit le résultat souhaité par l’auteur (il peut vouloir combattre l’ignorance ou l’intolérance par exemple), il lui faut inventer des obstacles qui viendront perturber l’avancée du héros dans sa recherche d’une solution.
D’où vient alors la tension dramatique ? De la collision (que le lecteur ressent intuitivement) entre l’objectif du protagoniste et ces obstacles. Concrètement, c’est une situation conflictuelle. Le conflit est une force narrative en soi qui incite le lecteur à s’interroger sur l’issue dont on sait jamais de ce qu’elle sera faite. Même au moment du climax (l’ultime confrontation), l’auteur peut très bien souhaiter donner un point de vue négatif sur le monde.
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LE CONFLIT INTÉRIEUR ET LE CONFLIT EXTÉRIEUR

Quoi qu’on en pense, ce qui décrit le mieux une histoire est le conflit. Sans conflit, on a un portrait ou bien encore une jolie peinture sociale sans signification ou encore des éléments posés là sans cause ni effet. C’est-à-dire qu’on peut avoir à peu près tout sans le conflit mais nous n’aurons pas une histoire.
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