Archives pour l'étiquette Incident déclencheur

LE CONFLIT, C’EST INVENTER UN PROBLÈME

Ce qu’une histoire promet, c’est d’abord du conflit. Le conflit est cependant une notion abstraite qui peut prendre une pluralité de formes.
Des motifs d’intrigue tels que la perte ou la trahison sont des formes conflictuelles par leur nature même.

Il faut cependant pouvoir expliquer ces formes au lecteur. Une poursuite, par exemple, c’est-à-dire qu’un homme en chasse un autre et c’est le motif de l’intrigue (ce n’est pas une course-poursuite), doit bien avoir une raison.

On ne peut pas imposer au lecteur une poursuite sans lui donner au moins une explication de cette poursuite. Il faut donc inventer au préalable un problème.
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LES MOTIVATIONS DU HÉROS DOIVENT ÊTRE CLAIRES

Non seulement le héros doit être suffisamment sympathique pour que l’empathie du lecteur à son égard puisse s’installer mais il doit posséder un objectif clair dans l’histoire.
Sinon le lecteur n’accrochera pas à celle-ci.

Dès le début, son but doit être clair et le héros devrait en quelque sorte se retrouver dans l’obligation de le poursuivre.
Mais cela serait le priver de sa liberté de choix. C’est ainsi que classiquement, un héros offre toujours une certaine résistance à s’engager dans son aventure.
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AU CŒUR DE L’HISTOIRE

De quoi parle votre histoire ? C’est une question que l’auteur doit connaître dès le début de son projet d’écriture.
Elle devrait pouvoir se résumer en une phrase ou deux.

Une histoire, c’est un personnage qui veut quelque chose et dont la volonté sera opposée par au moins un autre personnage. Qu’il s’agisse d’être aimé ou de retrouver un trésor perdu, ce motif basique est récurrent.
Il permet de créer du conflit à travers une série d’événements significatifs, d’aboutir à une crise personnelle au personnage principal et de mener logiquement au climax (la confrontation ultime entre le héros et son antagonisme).

Ce climax est la réponse de l’auteur à la question dramatique (ou plutôt à la problématique thématique) qu’il a lui-même posée.
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LES DIFFÉRENTES FORMES DE L’INTRIGUE

Une intrigue existe sous une forme. C’est un modèle qui aide le lecteur à la percevoir. L’auteur suivra en quelque sorte un gabarit qui sera reconnu par le lecteur afin de l’aider à comprendre son histoire.

Une intrigue ainsi peut prendre la forme d’une quête, d’une vengeance, d’une histoire d’amour, d’un film noir.
C’est une habitude de distinguer les intrigues selon leur genre. Opter pour un genre, même si c’est l’une de ces apparemment sempiternelles histoires d’amour, n’épuise pas pour autant l’originalité.
De nouvelles idées peuvent toujours apparaître dans un genre.

Et si vous jugez que vous êtes un peu à l’étroit dans un genre spécifique, rien ne vous interdit de combiner les formes. L’invasion des profanateurs de sépultures, par exemple, est catégorisée selon IMDb comme Horror et Sci-Fi.
Bien sûr, l’horreur est un genre qui adore se marier à d’autres façons de conter une histoire, des façons qu’elle enrichit et auxquelles elle donne un tour nouveau (lorsque sa présence auprès d’un genre est justifiée).

Néanmoins, un titre comme Public Enemies de Ronan Bennett, Michael Mann et Ann Biderman, d’après Public Enemies: America’s Greatest Crime Wave and the Birth of the FBI, 1933-34 de Bryan Burrough que l’on classerait volontiers sous le genre policier pour faire court est cependant un savant assemblage de ce genre, de la biographie (qui se suffit à elle-même) et du drame.
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STRUCTURE : LE MOMENT DU « ALL IS LOST »

« Tout est perdu » (All is Lost) est un moment dramatique qui articule une histoire. Il est important de comprendre pourquoi ce moment doit figurer dans l’histoire.

Il est une étape cruciale du parcours du héros et mène naturellement à la conclusion de l’histoire.
Que ce soit dans la vie réelle ou dans nos scénarios, lorsque nous atteignons ce moment particulier du All is Lost, nous ne sommes jamais aussi loin de réussir le but que nous nous sommes fixés ou que le héros doit accomplir.
En un mot, on ne peut pas descendre plus bas.
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