Structure

DE L’IMPORTANCE D’ETRE BIEN STRUCTURE

William Goldman dans son livre Adventures in the screen trade insiste sur l’idée qu’un scénario est une structure.
Le contenu de votre récit requiert une structure. C’est elle qui lui donnera sa forme. Une structure n’est pas une formule qui permet d’obtenir un bon scénario. Elle est comme un squelette que vous recouvrez de votre histoire. Si votre histoire n’avait pas ce squelette pour la maintenir en place, elle s’effondrerai comme de la gélatine, incapable du moindre mouvement (c’est-à-dire d’aller de l’avant).
La première tâche que vous avez à accomplir sera de construire ce squelette, c’est-à-dire d’adopter un modèle structurel (quel qu’il soit d’ailleurs).

Et ainsi parla Aristote

Aristote dans De la poétique a écrit qu’un drame (au sens large incluant comédie, thriller, horreur.. c’est-à-dire une fiction) a un début, un milieu et une fin. De manière traditionnelle et approximativement, le début occupe 25 % du scénario, le milieu s’étend sur les 50 % suivants et la fin occupe le dernier quart (25%). C’est ainsi que se définit la structure en trois actes.

Pour une structure en 4 actes, l’acte 1 est le début, les actes 2 & 3 font le milieu et l’acte 4 sera la fin de l’histoire. Une structure en 7 actes (si c’est ainsi que vous structurez votre récit) aura aussi son début, son milieu et sa fin.
Les pièces de Shakespeare sont en 5 actes et elles ont aussi un début, un milieu et une fin tout comme 4 mariages et un enterrement structuré lui aussi en 5 actes.

Les scénarios ont habituellement entre 90 et 110 pages (s’il est bien formatté, cela corresponds entre 90 et 110 minutes environ) par conséquent, le début et la fin feront entre 15 et 25 pages chacun et le milieu de votre récit environ 50 pages.
Gardez à l’esprit que ces chiffres ne sont que des indications sans aucune obligation. Il faut simplement retenir que le milieu de votre histoire sera toujours la part la plus large.

LA MISE EN PLACE, LES COMPLICATIONS ET LA RESOLUTION

Au début, vous mettez en place votre histoire. Il vous faut aussitôt attirer l’attention de votre lecteur. L’introduction de votre personnage principal est une des clefs pour réussir à capter votre lecteur. Plus vous parviendrez à rendre sympathique ou fascinant votre personnage aux yeux du lecteur, plus ce dernier éprouvera un intérêt, voire de la compassion pour lui. Vous devez parvenir à créer une empathie chez votre lecteur pour votre personnage.
C’est dans le début aussi que vous introduirez votre thème (généralement porté par le personnage principal) et préparerez le terrain pour les conflits à venir.

La fonction du  milieu de votre récit est de compliquer les choses. Vous développez le conflit ce qui devrait aboutir pour le ou les protagonistes à une situation de crise.
A la fin, vous concluez votre histoire et vous résolvez le récit. Considérez la fin comme une sorte de récompense non seulement pour vous mais aussi pour votre lecteur.

Mort à l’arrivée (1950) de Rudolph Maté écrit par Russell Rouse et Clarence Greene débute avec la mort du personnage principal. Mais le thème de l’histoire est de découvrir qui l’a tué, ce n’est pas un récit à propos de la mort du héros.

La question dramatique est rythmée au fil d’un compte à rebours sur la révélation de l’assassin avant que le poison n’emporte le héros vers des contrées encore insondées.
L’histoire se termine avec la découverte de l’assassin ce qui est pour nous lecteurs, comme une catharsis.
Cette manière de faire a été aussi utilisée par American Beauty bien qu’ici, la découverte de l’assassin n’est pas le thème du récit.


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