LA CRISE DU PERSONNAGE

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  • Ce sujet contient 5 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Dorine, le il y a 1 jour et 1 heure.
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    • #37658 Répondre
      William
      Maître des clés

      Dans The Plot Whisperer avec en sous-titre Secrets of Story Structure Any Writer Can Master, Martha Alderson écrit :

      After the crisis, the protagonist picks herself up and moves steadily toward the climax. The writer, however, has free will. Staggering from metaphorical pain and death, you enter a threshold. Your decision about which way to go next narrows down to two choices:
      1. Resist what is and become a victim.
      2. Yield to what is and become a victor.
      Stripped of everything at the crisis, you clearly see your protagonist’s story mirrors your own.

      Ce que j’ai traduit (et donc interprété) comme :

      Après la crise, la protagoniste se relève et se dirige progressivement vers le point culminant [le climax]. L’auteur, cependant, garde son libre arbitre.

      En titubant de la douleur et de la mort métaphoriques, on franchit un seuil. Votre décision quant à la voie à suivre se réduit à deux choix :
      1. Résister à ce qui est et devenir une victime 
      2. Prendre le meilleur de ce qui est et devenir un vainqueur.
      Dépouillé de tout lors de la crise, vous voyez clairement que l’histoire de votre protagoniste reflète la vôtre.

      Comment faut-il interpréter cette réflexion de Martha Alderson ? Je pense que Prendre le meilleur de ce qui est [Yield] signifie se détacher du monde extérieur et se concentrer sur soi-même, ce lieu intime où se trouve notre véritable être.
      Qu’en pensez-vous ?

    • #39270 Répondre
      Pascal Cervin
      Invité

      1. Résister à ce qui est et devenir une victime
      2. Prendre le meilleur de ce qui est et devenir un vainqueur.

      On peut utiliser l’image du surfeur

      S’il résiste au rouleau de la vague, il la subit et elle le recouvre, le roule dangereusement au point peut-être de le noyer ou de le fracasser sur les coraux.

      S’il sait prendre le meilleur de la vague, c.a.d sa crête, elle le porte sans qu’il renonce à rien de lui-même. Il ne se concentre ni sur lui-même ni sur la vague, mais sur tout ce qui est compatible entre lui et la vague.

      Le vainqueur est celui qui sait identifier ce qui, de la réalité, est compatible avec ce qu’il ne peut abdiquer de lui-même ; et qui sait l’utiliser pour avancer, en laissant le reste.

    • #39281 Répondre
      William
      Maître des clés

      Certes, Pascal, mais si ce qu’il ne peut abdiquer de lui ou d’elle d’ailleurs est précisément ce qui l’empêche de triompher de lui-même ? Sa réalité sera toujours biaisée s’il ne sait se remettre en cause et se réfère encore et toujours à ses expériences, à un vécu souvent dramatique parce que plus facile à se remémorer.
      Vision probablement pessimiste des choses que je présente ici, certainement pas universelle, pourtant elle me semble convenir à un personnage de fiction nécessairement torturé afin qu’il se dépasse lui-même, qu’il envisage la possibilité d’autres horizons. Et qu’il soit ainsi un témoin, peut-être même une preuve, pour montrer l’exemple.

    • #40125 Répondre
      Cine7
      Invité

      Bonjour William, je pense pareil et oui que c’est universel !

    • #40177 Répondre

      Pour moi, ça veut dire qu’y doit s’barrer d’là sinon c’est foutu pour lui.

    • #40179 Répondre
      William
      Maître des clés

      Donc se dépasser. Prendre une masse et démolir les murs qu’on a bâtis.

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