Archives pour la catégorie Structure

STRUCTURE : LA COULEUR DES SENTIMENTS

La Couleur des sentiments (The Help) de Tate Taylor, d’après l’œuvre de Kathryn Stockett, présente la particularité d’avoir trois personnages pour représenter le protagoniste (Aibileen, Minny et Skeeter).

La structure de La couleur des sentiments est certainement à l’origine du succès que cette histoire a rencontré. C’est une structure qui se fonde en fait sur quatre histoires (dont celle de Celia) qui se supportent et se renforcent mutuellement.
C’est le principe du tout qui est différent de la somme de ses parties mais dont les parties sont elles-mêmes un tout qui se suffit à lui-même.

Trois protagonistes qui bénéficient chacun d’un arc dramatique bien défini et significatif.
Pour faire un héros, cependant, il faut un protagoniste qui soit à la fois protagoniste et personnage principal de la fiction.
Alors qui choisir comme personnage principal ?
Continuer la lecture de STRUCTURE : LA COULEUR DES SENTIMENTS

LES DIFFÉRENTES FORMES DE L’INTRIGUE

Une intrigue existe sous une forme. C’est un modèle qui aide le lecteur à la percevoir. L’auteur suivra en quelque sorte un gabarit qui sera reconnu par le lecteur afin de l’aider à comprendre son histoire.

Une intrigue ainsi peut prendre la forme d’une quête, d’une vengeance, d’une histoire d’amour, d’un film noir.
C’est une habitude de distinguer les intrigues selon leur genre. Opter pour un genre, même si c’est l’une de ces apparemment sempiternelles histoires d’amour, n’épuise pas pour autant l’originalité.
De nouvelles idées peuvent toujours apparaître dans un genre.

Et si vous jugez que vous êtes un peu à l’étroit dans un genre spécifique, rien ne vous interdit de combiner les formes. L’invasion des profanateurs de sépultures, par exemple, est catégorisée selon IMDb comme Horror et Sci-Fi.
Bien sûr, l’horreur est un genre qui adore se marier à d’autres façons de conter une histoire, des façons qu’elle enrichit et auxquelles elle donne un tour nouveau (lorsque sa présence auprès d’un genre est justifiée).

Néanmoins, un titre comme Public Enemies de Ronan Bennett, Michael Mann et Ann Biderman, d’après Public Enemies: America’s Greatest Crime Wave and the Birth of the FBI, 1933-34 de Bryan Burrough que l’on classerait volontiers sous le genre policier pour faire court est cependant un savant assemblage de ce genre, de la biographie (qui se suffit à elle-même) et du drame.
Continuer la lecture de LES DIFFÉRENTES FORMES DE L’INTRIGUE

DYNAMISER L’ACTE DEUX

L’acte Deux, l’espace de l’intrigue, est le plus large de toute l’histoire. Il faut donc le combler.
Néanmoins, même si l’inspiration est au rendez-vous, soudain, l’intrigue peut se ralentir, entrer dans une sorte de léthargie.

Il faut lui donner un second souffle, réinjecter un peu de vie dans l’intrigue.
Comment faire ?
Continuer la lecture de DYNAMISER L’ACTE DEUX

LES ÉVÉNEMENTS DE L’INTRIGUE

L’auteur est maître des événement qui se produisent au cours de l’intrigue. En cela, il est un peu comme un conspirateur qui organise les choses pour qu’elles soient conformes à sa volonté.

L’intrigue est aussi ce qui va intéresser le lecteur ou du moins l’attirer dans l’histoire. Ensuite, la qualité des personnages qui peuplent l’univers décrit dans la fiction le retiendra ou non jusqu’à la fin de l’histoire.

Mais les événements les plus à même de retenir l’attention d’un lecteur sont ceux qui compliquent les choses, qui embrouillent les situations ou les rendent tragiques. Personne n’est véritablement intéressé par des choses qui se contentent de bourdonner tranquillement dans le monde environnant.
Continuer la lecture de LES ÉVÉNEMENTS DE L’INTRIGUE

ACTE TROIS : SYNTHÈSE DE CE QUE L’AUTEUR SAIT

L’auteur a appris à connaître ses personnages en inventant une biographie pour chacun d’eux avant même le processus d’écriture. Il sait quels seront les problèmes qu’ils auront à résoudre.
Donc, logiquement, il sait à peu près quelles seront les scènes qui lui permettront de conclure son histoire.
Continuer la lecture de ACTE TROIS : SYNTHÈSE DE CE QUE L’AUTEUR SAIT