LE MOUVEMENT DE LA VIE

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Un début, un milieu puis une fin, voilà ce qui caractérise toute œuvre de fiction. Qu’est-ce que cela implique ? Qu’il y a un mouvement. L’évolution d’un personnage est aussi un mouvement vers l’avant, même quand il semble régresser car cette régression fait partie de son évolution comme cet enfant devenu champion du monde des poids lourds, a succombé aux attraits maléfiques de la gloire et qui connaît maintenant la déchéance.

Ce mouvement pourrait être la fin, mais si vous en faites le milieu, alors cette souffrance (autrefois, il ne pouvait pas comparer ce qu’il a maintenant perdu) lui dessillera le regard sur ceux qui l’ont toujours aimé, éclipsés dans l’éclat aveuglant des illusions.

Le mouvement est la vie

Un personnage ne peut pas se contenter de ruminer de l’ennui. Même la méditation comme forme d’un isolement constitue une promesse d’avenir. Le point de départ est le désir non encore besoin d’obtenir des réponses. Le point médian est cette révélation terrible qu’il n’y a peut-être pas de réponse. Il doit bien y avoir un point B après le A.

Lors de l’élaboration d’un personnage, les choses peuvent être plus faciles si on se demande dans le même coup non seulement ce qu’est un personnage mais aussi ce qu’il fait. Des paroles et des actes. Vous pouvez croire que vous savez exactement qui est votre héroïne au départ – elle est votre création, après tout – mais jusqu’à ce que vous l’emmeniez à travers au moins un premier jet de l’histoire, tant que vous ne l’avez pas véritablement créée et décrite dans diverses circonstances, vous ne savez pas avec certitude comment elle réagira.

Elle peut faire ou dire des choses que vous n’aviez pas prévues. Vous devrez peut-être apporter des modifications à l’intrigue (parfois importantes) pour tenir compte de sa personnalité et de ses motivations. Ce sens de l’aventure est ce qui rend l’écriture si complexe et si passionnante.

Les vraies histoires sont psychologiques. Ce sont les personnages qui les font. Si l’on vous demande de quoi parle votre histoire, vous pourriez répondre qu’elle parle d’un divorce, par exemple. Mais ce thème n’est pas suffisant pour faire une histoire.
Ce qui compte, c’est le flux émotionnel que vous allez communiquer à vos lecteurs et à vos lectrices. Parce que cela implique du conflit autant du cœur que de l’esprit. Les informations émotionnelles reflètent le paysage intérieur du personnage : Une femme découvre la mélancolie de son mariage.

Une comédie peut se contenter d’un divorce à l’amiable, mais si vous voulez donner forme à vos idées, la désintégration sera physique s’exprimant totalement dans la violence du sentiment. Ce sont les mêmes découvertes émotionnelles qui rendent la vraie vie si intéressante, horrifiante, belle et fascinante.

Rassemblez quelques personnages, donnez-leur quelque chose à quoi réagir, et vous avez les ingrédients d’une histoire qui peut se mouvoir et émouvoir, comme la vie, sur deux niveaux : physique et émotionnel.

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