LE GENRE DE VOTRE HISTOIRE

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Lorsque vous écrivez une histoire, la première chose que vous devriez savoir est le genre (ou type) d’histoire que vous racontez. La plupart des auteurs commencent par une idée sur un thème général (par exemple Écrire une histoire qui se déroule sur 10 jours) et les événements qui auront lieu ; mais vous voudrez éventuellement affiner cette idée générale en quelque chose de spécifique. Considérez cette étape comme un concept créatif – l’étape au cours de laquelle vous noterez les détails qui vous inspireront pour le plan de l’intrigue, la conception de vos personnages et la nature de votre monde.

En somme, c’est une déduction. D’une affirmation générale sans qu’aucun détail, aucun indice ne permettent de deviner la possibilité d’une histoire, vous inventerez (ne doutez jamais de l’inventivité humaine) les détails qui incarneront ou réaliseront le discours ou plutôt le message singulier que vous tentez de faire passer.

Quel est le genre de votre récit ?

Opter pour un genre ou une combinaison de genres est une nécessité parce qu’il y a une relation directe entre votre récit et son lectorat ciblé par le genre.

Il est important de choisir le genre exact ou un hybride de genres que vous souhaitez pour votre récit, dès le début de votre histoire, et de vous y tenir ; parce que la cohérence sera ce qui crée la tension dramatique, l’attente (lorsqu’on écrit, on fait une promesse à nos lecteurs et à nos lectrices) ainsi ce que la littérature de langue anglaise nomme Plants and Payoffs qui consiste à donner une information tôt dans le récit et n’en voir les effets ou les conséquences que bien plus tard. Par exemple, dans The Shining de Stephen King, on apprend très tôt que Jack devra surveiller la valve de pression de la chaudière.

Une question d’intensité

Quel que soit le genre que vous choisissez, vous constaterez qu’il existe de multiples intensités. Par exemple, dans le domaine de l’humour (catégorisé souvent sous comédie), vous pouvez avoir un humour noir pour discuter de sujets tabous tout en ajoutant un élément de comédie (il s’agit d’abstraire la gravité de thèmes sérieux pour en faciliter le discours) ; vous pourriez aussi avoir une critique plus légère afin de railler ou du moins de pointer vers des sujets plus communs.

En déterminant l’intensité de votre histoire (considérons que le mot intensité soit synonyme ici de puissance, de force, d’une énergie et que chaque genre possède ainsi sa propre intensité), vous pouvez décider s’il serait utile d’inclure des thèmes politiques spécifiques, des blagues et du jargon, ou si vous devriez utiliser des thèmes, un humour et un langage plus universels qui pourraient être compris dans plusieurs cultures et niveaux d’éducation.

Des thèmes comme le bien contre le mal, ainsi que des expériences humaines universelles qui peuvent être appréciées par des personnes de toutes cultures et de presque tous les niveaux d’intérêt et d’éducation appelleront une intensité moindre.
Notez qu’aucune intensité particulière n’est meilleure qu’une autre. C’est simplement une question de préférence, d’intérêt et de ciblage de votre lectorat.

La nature du conflit

La discussion se résume en fait à la question de savoir ce que le héros cherche à surmonter. Il peut s’agir de vaincre sa propre peur ou son égoïsme, de lutter contre les attentes de la société à son égard, contre un individu ou une organisation qui cherche à écraser le protagoniste. Ce peut être un mystère qu’il ne peut résoudre, des obstacles émotionnels qui l’empêchent de trouver l’amour. Il peut avoir à lutter contre la nature, le progrès technique trop rapide, ou n’importe lequel des combats peut-être infinis qui pourraient constituer le cœur d’une histoire.

Ce conflit, cette lutte ou cette quête seront le moteur de toute l’intrigue, et ce qui poussera les personnages à accomplir les actions qui forment l’histoire. La fiction historique ne s’exposera pas sous la même forme que la légende, par exemple.

Notez que le conflit central n’a pas besoin d’être contre un personnage antagoniste. Il n’y a nulle nécessité d’incarner un méchant de l’histoire. Le combat de votre héros peut être contre sa propre peur, mais cela ne signifie pas que vous ne devez pas inclure un dragon pour déclencher cette lutte interne (c’est le genre qui décidera de cela).

Que cherchez-vous à prouver avec votre histoire ?

Quel effet souhaitez-vous obtenir sur votre lecteur ou votre lectrice ? La suspension du jugement inhérent à la lecture d’une œuvre de fiction met l’imagination d’un lecteur à la disposition d’un auteur. Qu’il le veuille ou non, l’auteur affecte son lecteur ou sa lectrice.

Vous devriez savoir ce que vous espérez accomplir avec votre histoire, et l’élaborer de manière à refléter cet objectif (la problématique du genre intervient encore ici). Que vous essayiez de créer de l’espoir, d’insuffler la colère qui pousse les lecteurs à changer le monde, de divertir, d’échapper à la corvée quotidienne du monde réel, ou quoi que ce soit d’autre, assurez-vous que vous savez pourquoi vous écrivez et concevez votre histoire en conséquence.

Souvent, le meilleur moyen de savoir comment votre histoire affectera autrui est d’essayer de considérer comment elle vous affecte à un niveau profond.

Comédie ou tragédie ?

Bien que les théoriciens et les auteurs aient classé de nombreux types et définitions différents de « comédie » et de « tragédie », tout se résume essentiellement à la question de savoir ce qu’il arrive à votre héros au final.

Ces deux genres de récit traitent des douleurs et des luttes de la vie, et vous pouvez donc avoir des comédies qui sont extrêmement tristes aussi bien que des tragédies qui sont très drôles ; il s’agit juste de décider si le héros ou l’héroïne gagne à la fin.

De plus, le protagoniste peut conquérir tout ce qui l’entoure, mais cela restera une tragédie si la véritable force antagoniste était le désir de destruction du héros lui-même. Il y a vraiment quatre issues possibles : le personnage principal réussit son objectif (qui est extérieur à lui) et sur un plan personnel, il est en harmonie avec lui-même. Second cas de figure, le héros réussit sa quête (il avait quelque chose à réaliser et il l’a accompli), mais intérieurement, il n’est pas satisfait. Son désir est comblé mais le manque qui lui taraude l’âme, c’est-à-dire le besoin, reste à venir et cela, l’histoire ne nous le dit pas.

Un cas qui est intéressant aussi est quand le personnage échoue dans son objectif. C’est un échec mais intérieurement, il a triomphé de ses maux, de ses démons comme on dit. Ce qui importe le plus, ce n’est pas l’objectif qui pourrait n’être qu’un prétexte pour l’intrigue car la véritable histoire est l’évolution de son personnage principal.

Puis la tragédie. Ici, c’est un échec à la fois extérieur et intérieur.

Notez que votre décision de faire de votre histoire une comédie ou une tragédie dépendra en grande partie de ce que vous essayez d’accomplir avec elle. La tragédie, par exemple, est plus efficace pour inciter vos lecteurs à agir ou à faire face à une tragédie dans leur propre vie, tandis que la comédie peut permettre aux lecteurs de réfléchir clairement à des thèmes sérieux ou d’avoir de l’espoir dans un futur incertain.

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