COMMENCER A ÉCRIRE

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Écrire et lire beaucoup caractérise auteurs et autrices. Pourtant personne n’est parfait et personne n’atteint le maximum du potentiel humain. Se dépasser, voici le devenir de l’être. Créer son propre style, c’est le tirer de l’étude intime d’autres styles. La compréhension de ceux-ci permet de se distinguer de manière tout à fait… compétente.

Il n’y a aucun secret magique pour écrire, aucun style d’écriture ultime, aucun guide ultime. Vous devenez un maître en apprenant des autres. Vous lisez les œuvres d’auteurs à succès et vous pratiquez la technique qu’ils démontrent, afin de développer votre style.

Se convaincre que l’on peut écrire

La plupart de ceux qui voudraient se mettre à écrire sont très souvent découragés par d’autres qui leur disent qu’il est impossible de devenir un auteur ou une autrice. Ceux-là sont souvent auteurs eux-mêmes mais peu sûrs et ont un besoin compulsif de se sentir intrinsèquement différents.
Ces personnalités toxiques croient que vous avez besoin d’une sorte de magie innée pour être auteur ou autrice, ou bien ce sont des pseudo-intellectuels qui s’amusent à se sentir plus intelligents en marchant sur les autres.

Écrire, tout comme n’importe quel art (artisans ou beaux-arts), est une compétence difficile et aux multiples facettes qui peut prendre de nombreuses années à apprendre. Cependant, tant que vous y croyez et ne cessez d’apprendre, de vous perfectionner, vous pouvez écrire (vous pourriez même écrire très bien).

Alors n’écoutez pas ces voix qui résonnent dans votre tête qui vous disent que vous serez toujours amateur et de second ordre ; ces voix ne vous feront jamais viser plus haut que l’échec. Donnez tout. Vous POUVEZ le faire!

Accepter qu’écrire peut être possible en dehors d’un talent naturel

Certes, ceux qui ont une oreille parfaite vous joueront un air de musique qu’il vous faudra peut-être des années à apprendre. C’est ainsi. Parmi nous, il y en a qui sont plus doués que les autres.

Cependant, ceux qui ont un avantage, aussi important soit-il, ne sont pas ceux qui deviennent les Stephen King ou les Shakespeare.

Ce sont ceux qui travaillent dur pour faire de leur rêve et de leur passion une réalité qui créent de grandes histoires qui valent la peine d’être lues. Rappelez-vous que chaque grande histoire est faite de chapitres, de chapitres de pages, de pages de paragraphes, de paragraphes de phrases et de phrases de mots. C’est la loi de la spécification.
Chacun de ces éléments peut être décomposé en éléments de base, analysé, étudié et reconstruit. C’est dans le labeur, la passion et le dévouement qu’écrire devient possible quel que soit l’ampleur d’un éventuel talent.

Passer du temps à écrire

On ne peut pas devenir un artisan en quoi que ce soit à moins de pratiquer cet art. Écrire, cela signifie beaucoup de temps consacré à l’écriture de centaines de pages de matériel qui sera certainement d’un moindre intérêt. Comparez cela aux centaines et aux milliers de gribouillages et même aux formes géométriques qu’un artiste visuel doit dessiner avant de pouvoir créer un chef-d’œuvre.

Puis cette partie de vous-mêmes, il faudrait la formuler si vous voulez donner du sens à l’existence. Il n’y a pas de honte à commencer.

Ce que font les autres

Les bons films et les fictions de télévision de qualité peuvent donner des leçons inestimables sur la narration. Cependant, les utiliser comme seule source d’éducation serait comme essayer de devenir un artiste martial en regardant seulement des films de Jackie Chan.

Afin d’étudier l’art d’écrire pour transformer les mots en mondes, en personnages et en intrigues, vous devriez vous familiariser avec le processus même de l’écriture. En lisant d’autres auteurs, vous pouvez observer ce qu’ils ont bien fait, ce qu’ils ont mal fait, et quelles forces et limites existent dans chaque style d’écriture.

Ensuite, vous pouvez penser à la façon dont ces auteurs et ces autrices vous affectent en tant que lecteur afin que vous puissiez utiliser toutes leurs forces dans votre propre écriture.

Comprendre la structure et la forme

On peut être blessé par les critiques destructrices des snobs littéraires. On commence alors à développer un ressentiment envers tous les éléments de la littérature — la structure, les exercices fastidieux, les formes, et les œuvres et les idées des vieux maîtres littéraires. Le romantisme par exemple est né d’une réaction contre le classicisme et le réalisme.

Cependant, beaucoup de ces choses fastidieuses n’existent pas pour entraver votre potentiel de créativité et de liberté artistique pas plus que le travail de Beethoven, et son usage dans l’enseignement des musiciens débutants, n’existent pour écraser le Rock ‘n’ Roll.

La structure, les principes classiques de la littérature existent parce que les anciens maîtres les ont trouvés être les méthodes par lesquelles ils pouvaient exprimer l’histoire qu’ils avaient toujours rêvé de raconter, tout comme nous voudrions le faire. Et nous en utilisons encore beaucoup parce qu’ils ont résisté à l’épreuve du temps tout en prouvant qu’ils aidaient encore à créer des œuvres modernes.

Alors commencez à penser à la structure et à la forme non pas en termes d’éléments pouvant limiter votre créativité, mais en tant que moyens qui vous défieront et donneront à vos idées une forme plus complexe pour construire cette créativité. Lecteurs et lectrices apprécieront.

Il suffit de garder l’esprit ouvert et de s’interroger sur la pertinence des effets que ces outils narratifs produisent sur votre écriture.

Un regard extérieur

C’est l’une des parties les plus difficiles pour un auteur. Et ce n’est pas seulement le sentiment de mettre son cœur dans une histoire et de se faire dire toutes les failles qu’elle contient, mais aussi de trouver quelqu’un qui essaie de vous comprendre pour se comprendre lui-même, qui a les connaissances nécessaires pour donner un retour utile, et qui a le tact d’être honnête tout en essayant d’être constructif et inspirant.

En raison de la façon dont nos cerveaux comblent les lacunes en matière d’information, il est difficile de voir ce que nous avons réellement écrit sur une page, par opposition à ce que nous imaginons devrait y figurer.

De plus, en critiquant le travail d’une autre personne et en l’aidant à affiner son style, nous acquérons une compréhension plus profonde de la façon d’améliorer le nôtre.

Accepter la critique

Ceux qui critiquent votre travail devraient pointer en toute franchise les défauts des personnages et de l’histoire qui vous sont si chers. Si vous leur demandez de le faire, vous devez être prêt à accepter la critique.

Bien sûr, vous devriez vous sentir libre de poser des questions, de discuter des problèmes, et même d’être respectueusement en désaccord. Mais de telles discussions doivent être fondées sur des normes objectives qui influent sur la qualité de l’histoire, et non sur les émotions qui découlent du fait d’entendre ce regard extérieur s’attaquer à quelque chose qui vous est cher.

Vous allez réécrire ce qui signifie que même vos personnages préférés, des scènes, ou des idées sont susceptibles de changements, d’améliorations, ou même d’une élimination radicale.

Écrire, c’est un dévouement

Il viendra un moment pour vous — comme c’est le cas pour la plupart des auteurs — où vous voudrez abandonner votre histoire. Lorsque vous avez complètement réécrit votre premier récit dix fois, il devient tentant de céder et soit vous dire que ce n’est pas bon et dans le même temps, le refouler au fond d’un tiroir, ou qu’il est fini. Vous prenez alors le risque de le mettre en pâture dans la gueule du monde. Ce qui peut être le risque d’une erreur avec préméditation. Qui peut savoir ?

Se donner au monde, c’est quelque chose qui ne devrait se produire qu’une fois que vous et un regard extérieur raisonnable mais sévère conviendrez que votre travail est prêt. Aimez votre histoire assez que, même si vous avez besoin de prendre une pause de temps en temps, vous ne l’abandonnerez pas à un courant d’eau qui l’entraînera dans un oubli souterrain.

Ce sont quelques conseils glanés ici et là. Scenar Mag n’a pas d’autres ambitions que de vous transmettre une connaissance pour vous aider et vous soutenir dans vos propres projets d’écriture. Sachez cependant que cette initiative de partage de connaissances a un coût. S’il vous plaît, si vous pouviez de temps en temps apporter votre contribution sous la forme d’un don, vous nous permettriez de persévérer à vos côtés. Aidez-vous en nous aidant. Faites un don. Merci

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