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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (109)

Allons jusqu’au bout du Chapitre 23 : Les appréciations structurelles du Storytelling.

Les précédents articles et le sommaire de tous les articles consacrés à la théorie narrative Dramatica se trouvent sur cette page : DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE

Choisir la bonne classe pour un domaine

La création de ce que Dramatica nomme domaine est un assemblage de classes et de lignes dramatiques (ou Throughline). Chaque ordonnancement possible dépend des conditions de votre propre projet de scénario.

Pour ceux qui découvrent ou veulent se remémorer un peu ce point particulier de la théorie, je vous guide vers le Chapitre 13 : Les descriptions de domaine

Chapitre 13 : Les descriptions de domaine

Le domaine de l’Objective Story
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (51)
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (52)

Le domaine de la ligne dramatique du personnage principal
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (53)

Le domaine de l’Influence Character
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (54)

Le domaine de la Subjective Story
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (55)

Comprendre quelle est la bonne classe pour le domaine de la ligne dramatique du personnage principal ou encore pour le domaine de l’Objective Story ou celui de l’Influence Character ou de la Subjective Story peut être compliqué mais est nécessaire.

Une fois l’assemblage entre une ligne dramatique et une classe (sachant qu’il ne peut y avoir qu’une classe unique par ligne dramatique), nous aurons quatre domaines que l’on confond d’ailleurs avec les lignes dramatiques.

Une ligne dramatique (ou Throughline) n’est rien d’autre qu’un point de vue particulier (ou une perspective particulière) sur l’histoire. Que l’on considère cette perspective comme un espace à explorer ou une durée à explorer, il n’est pas moins vrai que chacune des lignes dramatiques est animé d’un mouvement. L’auteur doit sentir ce mouvement s’il souhaite le communiquer à son lecteur, ce qui est son intention primordiale.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (107)

Dramatica semble compliquée et mes incessants renvois vers des points de théorie et des exemples d’application (c’est-à-dire vers mes autres articles, en fait) ne rendent pas les choses faciles. Consacrez néanmoins un effort, ne serait-ce que de curiosité, à cette théorie narrative.

Le précédent article a mis en avant le Story Engine, part intégrante du Storyform (que d’aucuns nomment le squelette, c’est-à-dire la structure de l’histoire).
Story Engine est en effet la force vitale de l’histoire alors que la structure est davantage une armature. Il se constitue de composants dramatiques dont vous choisissez certaines valeurs ou propriétés ou qualités (selon le terme qui fait le plus sens pour vous).

Ces composants dramatiques sont nommés Appreciations dans la terminologie de Dramatica. Ces Appreciations sont un moyen pour le lecteur de se saisir de l’histoire. Je ne saurais trop vous conseiller de relire ces articles à propos de ces appréciations :

  1. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (62)
  2. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (63)
  3. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (64)

La théorie narrative Dramatica fonctionne par quaternités (il y a toujours 4 valeurs qui possèdent certaines relations entre elles). Ces relations font que lorsque vous optez pour une caractéristique (une classe, un type, une variation de type ou un élément de caractérisation), la valeur qui lui est associée (en paire dynamique, en Companion Pair ou bien en Dependent Pair) vous est donnée par Dramatica.

Le Story Engine peut être compliqué parce que même si chacune des appréciations dramatiques (Appreciation) qu’il précise ont des valeurs (ou caractéristiques ou propriétés) paramétrées telles que vous le souhaitez (que le terme paramètre ne vous effraie pas, Dramatica ne tuera point votre créativité, bien au contraire, il l’excite), il peut être difficile d’imaginer comment l’auteur va pouvoir mettre en vie ces appréciations dramatiques dans son propre scénario.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (106)

CHAPITRE 23

STORYTELLING ET LES APPRÉCIATIONS STRUCTURELLES
Storyforming et les appréciations structurelles

Pour profiter pleinement de ce chapitre, je vous conseille de lire ou de relire le CHAPITRE 19 : LES ÉLÉMENTS DE STRUCTURE

Ainsi que le CHAPITRE 15 : THÉORIE APPROFONDIE DU THÈME concernant ce concept du Storyform.

Quelques définitions aussi du terme appreciations tel que l’entend Dramatica.

Les appréciations (Appreciations en anglais dont j’utilise le mot appréciation pour la traduction peut être compris aussi comme compréhension, estimation ou évaluation).

Les appréciations sont des concepts dramatiques communément partagés (le plus grand nombre partage la même impression d’une situation par exemple).
Les appréciations sont donc des objets de signification dramatique que l’on retrouve communément dans toutes les histoires.

Lorsqu’un individu fait face à des problèmes, certaines considérations et perspectives sont communément adoptées. Nous nous fixons des buts, nous mettons en place des exigences et nous devrons faire face à des conséquences (de nos actions ou de nos prises de décision).

Les histoires, qui représentent des analogies avec ce processus de résolution de problèmes typiquement humain, incorporent elles aussi ces aspects. Pour Dramatica, ces considérations partagées sont désignées par Appreciations.

Amener la vie dans Appreciations

Découvrir pour la première fois le Storyform peut être intimidant. Je vais parler maintenant du Story Engine, c’est-à-dire pour Dramatica le moteur qui donne son élan à l’histoire, qui lui permet de progresser.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (102)

L’ ART DE LA NARRATION

ÉTAPE 1 : STORYFORMING
Introduction au Storyforming
Inspiration

Lorsqu’un auteur commence à travailler sur un projet, il a rarement toute la chose en tête. En fait, il lui arrive de ne commencer qu’avec un peu d’action, un fragment de dialogue ou peut-être même avec seulement un titre.

Le besoin d’écrire surgit de quelque intérêt personnel à vouloir partager. Ce partage peut être une émotion, une expérience ou un point de vue sur un sujet spécifique.
Lorsque l’inspiration s’empare de nous, il y a alors ce désir impérieux de trouver un moyen de communiquer ce qui occupe notre esprit.

Une autre chose se produit aussi au cours du processus. Une pensée créative mène à une autre et l’étendue de ce que l’on souhaite communiquer s’allonge d’un simple objet à toute une collection d’objets.

L’action suggère des dialogues qui évoquent un personnage qui agit et ainsi de suite. A un moment donné, l’auteur se retrouve avec tout un tas d’éléments dramatiques intéressants, intrigants mais qui ne sont pas tous connectés.

C’est à ce moment donné que l’esprit de l’auteur cesse d’être un créateur pour devenir un analyste de son propre projet.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (101)

Sommaire :
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE

CHAPITRE 20

SECTION DEUX : L’ ART DE LA NARRATION

Fondations
Introduction à la narration

Toute histoire complète exhibe deux aspects principaux : une structure dramatique sous-jacente qui contient la signification inhérente de l’histoire et une seconde signification qui est portée par la manière dont cette structure se manifeste en mots et symboles (mots du scénario ou du roman, symboles en tant qu’illustrations pour faire passer des idées).

En pratique, ces deux aspects ne peuvent exister indépendamment de l’autre car une structure qui n’a pas été rendue tangible en quelque forme ne peut être communiquée et pareillement, aucun mode d’expression ne peut être sans quelque chose à communiquer.

Nous avons exploré jusqu’à présent LES ÉLÉMENTS DE STRUCTURE. Le but de cette investigation était de définir les éléments essentiels qui agissent au sein de la structure dramatique de toute histoire terminée (notons que Dramatica insiste sur la notion de complétude d’une histoire. En effet, une histoire terminée est une histoire réputée complète).

Ces éléments de la structure sous-jacente se répartissent en quatre catégories : le personnage, le thème, l’intrigue et le genre.

Nous allons investiguer maintenant l’art de la narration qui décrit le processus de conceptualisation et de communication d’une histoire. Cette opération passe par quatre étapes distinctes : Storyforming, Storyencoding, Storyweaving et Reception.

Nous reviendrons sur chacun d’eux un peu plus tard. Pour le moment, considérons-les tels quels

La structure et la narration sont donc deux choses différentes. Un auteur peut alors faire le choix de commencer par la structure ou la narration selon ses envies, son intérêt personnel ou son style.
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