Archives par mot-clé : Prémisse

MODÈLE, PARADIGME, STRUCTURE

Quand on y réfléchit, l’auteur (surtout d’un texte scénaristique) est d’abord un artisan. Il manipule des choix créatifs. Pour savoir où il va, il peut adopter certains principes qui guideront ses décisions.
Ces principes existent pour nous aider à gérer toutes les forces dramatiques de l’histoire, à les interpréter et les agencer comme nous le souhaitons.

Ces principes sont aidants en cela qu’ils assurent que le rythme de l’histoire sera soutenu, que la tension dramatique sera au rendez-vous, qu’au moins le personnage principal suive un arc dramatique… enfin, toutes ces choses qui font que l’histoire maintiendra l’intérêt du lecteur de la séquence d’ouverture au dénouement.
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UNE PRÉMISSE PLUS QU’UNE IDÉE

On commence avec une idée. Ce peut être l’envie d’écrire une Love Story ou bien encore vouloir dénoncer une injustice. Dans ce dernier cas, par exemple, l’idée possède de manière naturelle une étendue que ne possède pas, par exemple, la Love Story parce que celle-ci est bien trop générique pour contenir implicitement bien plus qu’une histoire mais une puissance dramatique.

L’idée deviendra concept. Concrètement, devant la page blanche, qu’est-ce que cela signifie ? C’est le récit d’une ligne dramatique (la théorie narrative Dramatica en dénombre quatre) qui se déploie devant nous par l’arc dramatique d’un personnage qui est d’une certaine manière au début de l’histoire et qui finit celle-ci autrement.
Nous sommes les témoins de cette transfiguration en temps réel (du moins le temps fictif mis en œuvre par l’histoire).
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LE CONCEPT, MIEUX QUE L’HISTOIRE

Lorsqu’on cherche à définir une histoire, les mots se bousculent, s’éparpillent en tous sens et en conséquences, la définition reste assez obscure.
On part du portrait de personnages, on expose des choses mais tout cela en fin de compte ne fait pas une histoire.

Si l’on se rapporte au concept, on n’est souvent pas plus avancé. Le concept possède une définition plurielle et s’accorde avec le contexte dans lequel il est utilisé. Là aussi, la définition aurait bien besoin d’être un peu plus éclairée.
Nous pouvons néanmoins tenté une approche en reconnaissant que le concept est par nature différent (même de manière assez subtile) d’une idée ou bien d’une prémisse (si le concept cependant mentionne déjà un personnage dans l’équation, il est alors synonyme de prémisse). Et qu’il est foncièrement différent du thème.
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L’ARTICULATION DU PREMIER ACTE

J’aime bien la notion de mouvement . J’aime à la retrouver dans la dialectique, dans les images, dans tout ce qui contient un élan inhérent.
Le passage de l’acte Un à l’acte Deux est un tel mouvement.

Lorsqu’on écrit une histoire, nous pouvons facilement la condenser en une simple phrase telle que :
Une femme jalouse planifie le meurtre de sa sœur qui a épousé l’homme qu’elle aimait.

Lorsqu’on écrit une logline, il est préférable d’utiliser un verbe d’action (ici, planifier). Le mouvement, c’est-à-dire ce moment où le verbe d’action se met en branle, sera le passage dans l’acte Deux.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (92)

Lorsque j’ai commencé à me livrer à la traduction de la théorie narrative Dramatica, j’ai toujours voulu l’annoter de mes propres commentaires afin d’en faciliter l’application pratique dans la vie des auteurs.
Depuis, j’ai aussi commencé à réviser les articles afin de traduire en français non pas le texte mot à mot mais surtout la pensée des auteurs (Melanie Anne Phillips et Chris Huntley).

Dans l’article précédent, nous avons abordé une notion fondamentale de Dramatica : Inequity. Vous avez remarqué que la terminologie de Dramatica consiste essentiellement en concepts que l’auteur emplit de matériaux dramatiques bien spécifiques lors de l’écriture.
Inequity n’est cependant pas considérer comme un contenant car en fait, cette notion est en filigrane dans tous les concepts qu’énonce la théorie.
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