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LA VRAIE NATURE DU PERSONNAGE

Dans la vie réelle, nous offrons au monde davantage une persona que notre véritable nature. Le vernis dont nous nous recouvrons est probablement une protection.
Mais qu’en est-il pour nos personnages de fiction ?
Nous ne pouvons décemment pas nous contenter d’un personnage qui ne serait qu’un jeu d’apparences.

Un personnage est la somme de ses actions et de ses décisions. Celles-ci sont motivées et colorées par la vision du monde et la morale qui règlent la conduite de ce personnage. En tant qu’auteur, cela laisse le choix entre une persona (la façon dont les autres vont percevoir un personnage) qui fait soit la démonstration des actions et décisions, soit qui les masque.
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LA NATURE HUMAINE DES PERSONNAGES

Les personnages de fiction sont des êtres humains comme les autres. D’ailleurs, pourquoi éprouverions-nous de la compassion ou encore de la joie ou de la peine pour des personnages imaginaires ?
Paradoxal comme comportement. Et à propos de comportement, héros, méchant… ont besoin de s’accorder aux principes bien connus du comportement humain. C’est-à-dire à quelques notions de psychologie que tous les auteurs ne possèdent pas naturellement.

Comment et pourquoi les gens font ce qu’ils font est une connaissance très utile dans l’art scénaristique (et dans toute littérature, d’ailleurs) et qui peut être intuitive comme empirique. Mais comme tout le monde n’est pas Stephen King ou Thomas Harris, autant appliquer des notions de psychologie que l’on rencontre dans nos vies quotidiennes (à la fois en nous et chez les autres) pour comprendre ce que nos personnages pensent ce qu’ils pensent et font ce qu’ils font.
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LE PREMIER ACTE : FONCTIONNEMENT

Le premier acte est dédié à la mise en place de l’histoire. Le lieu, la période, les personnages, les enjeux, tout prend place dans l’acte Un. Pourquoi un premier acte ? Certes, c’est en lui et par lui que le lecteur trouvera des raisons pour continuer à lire. C’est-à-dire que l’auteur prépare son lecteur à l’histoire qu’il va lui conter.

Une fois que le lecteur est accroché à l’histoire (et cela se fait rapidement), il faut renforcer le lien peut-être encore très ténu entre le lecteur et le personnage principal d’abord et le reste du casting ensuite.
Mais l’acte Un suppose une mise en place. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Ce n’est pas seulement de présenter les personnages, les lieux qu’ils investissent ou bien encore de donner quelques indices sur la nature du conflit potentiel.

L’acte Un sert aussi à préparer ce qui va advenir plus tard dans l’histoire. Par exemple, si, au cours de l’intrigue, un personnage va s’emparer d’une arme et faire feu, il faut que cette arme ait été présenté dès l’acte Un.
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ET LE PERSONNAGE PRINCIPAL CHANGE

Personne n’aime le changement. Nous réglons nos vies une fois pour toute. Nous aimons ce qui nous est familier. Et nous en faisons une soi-disant zone de confort.
Et pourtant, tout autour de nous, comme une injonction, appelle de ses vœux que nous changions. Souvent, cet appel ne ferait que rajouter de la banalité à notre quotidien et le changement presque exigé ne servirait en fait pas à grand chose.

Alors, l’habitude nous a comme donné une certaine résistance à tous ces appels qui nous incitent à changer. Dans un certain sens, cette résistance est bénéfique parce qu’autrement, certaines personnalités plus fortes que d’autres pourraient nous faire rouler comme des dés et nous ne saurions plus quelle face présenter au monde.
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LE PROBLÈME : ESSENTIEL AU PERSONNAGE

Le personnage principal doit avoir un problème. Par exemple, une héroïne frappée d’ostracisme parce qu’elle est coupable d’adultère. L’opinion régnante a tôt fait d’accuser le renégat qui ne se conforme pas.

Le héros peut aussi être tout marqué d’une blessure lointaine irrésolue qui lui a laissé comme une colère rentrée qui ne demande qu’à éclore et sourdre. Ce peut être aussi un personnage suffisant (tout en étant adorable) comme Flash McQueen (Cars).
Souvent la cause du problème (le problème est alors illustré par ses effets) est intérieur au personnage : orgueil, narcissisme, ambition, naïveté… ce sont des états psychologiques qui jouent contre le personnage.

Le péché pourrait être aussi plus moderne : alcoolisme ou toute autre addiction. Nos temps modernes sont d’ailleurs propices à toutes formes de prédation, à croire même qu’ils les facilitent.
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