Archives par mot-clé : Développement du personnage

DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (116)

Suite du Chapitre 27

Les personnages complexes

Ce n’est pas tant le contenu qui rend les personnages complexes mais plutôt l’arrangement des éléments qui forment ce contenu. Nous connaissons tous des gens à l’esprit étroit ou qui sont si conformes qu’ils en sont prévisibles au point d’être ennuyeux.

Des personnes qui sont plus variées sont tout emplis de contradiction ou possèdent des traits apparemment incompatibles au sein d’une même personnalité. Il en est ainsi des personnages de fiction.

Nous pouvons imaginer que construire un personnage, c’est joindre un certain nombre de briques. C’est-à-dire plus précisément un nombre donné de briques, pas une brique de trop, pas une brique de moins. La construction sera finie lorsque toutes les briques auront été assemblées.

Si une brique est laissée sur le côté, alors un sentiment d’incomplétude apparaîtra.

Lorsque toutes les briques sont utilisées et qu’elles sont présentées dans une combinaison donnée et reconnue, alors nous créons un personnage archétypal. Rien de mal en cela.
Néanmoins, la répétition encore et encore d’un même personnage archétypal et bien qu’il rende toujours les services qu’on attend de lui finit par s’élimer.

Il est alors évident d’élaborer des personnages quelque peu différents.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (115)

Chapitre 27
Storytelling et l’encodage des personnages objectifs

Le sommaire se trouve ici
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE

Bien que l’encodage transfert l’argument d’une histoire (qu’on peut désigner comme la prémisse de l’histoire, son argument narratif) dans le contexte de la vraie vie, le Storyform n’est pas en soi de la vraie vie.

Le Storyform (la structure) est une analogie du processus de résolution de problèmes dont notre esprit est capable. Nous savons tous ce que c’est que d’affronter les problèmes que nous rencontrons au quotidien (des plus bénins à la souffrance). Néanmoins, nous n’avons aucune possibilité de sortir en quelque sorte de nous pour nous observer dans notre manière de gérer les problèmes.

On vit les choses en-dedans de nous mais il nous est impossible de poser un regard objectif ou du moins impartial sur ces choses du dedans que nous éprouvons.

Le Storyform fait face seulement à un problème (dont les contours nous sont donnés par la prémisse) et qui sera observé ou décrit à la fois de l’intérieur et de l’extérieur.

De l’intérieur, nous pouvons reconnaître des expériences que nous avons tous vécues (ou du moins très similaires ou peut-être simplement un détail).
Les expériences vécues sont celles qui se partagent le plus facilement. La fiction excelle en cela. Elle le communique fort bien (surtout si l’on adhère aux principes de la théorie narrative Dramatica).

De l’intérieur, il y a une indéniable familiarité et nous nous rapportons émotionnellement aux situations qui peuvent nous atteindre individuellement et personnellement. En fait, nous tendons à substituer nos propres expériences en lieu et place de ce qu’il se passe dans l’histoire.
Cette vue subjective (puisque deux individus ne comprendront pas de la même manière exactement le même événement) supporte nos sentiments et donne de la crédibilité et de la légitimité à la vue objective.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (113)

Chapitre 25

Storytelling et les appréciations thématiques (Thematic Appreciation)

Le sommaire de tous les articles
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE

Choisir une portée (Range selon la terminologie de Dramatica)

Concernant la notion de portée (ou Range) -> DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (57)

Il faut comprendre que Concern (ou préoccupation) que nous avons vu dans les articles précédents est un type. Range, quant à lui, contiendra une variation de type.

Vous trouverez dans le sommaire toutes les informations sur les classes, types, variations de type et éléments de caractérisation qui sont en quelque sorte des réceptacles qui contiendront une qualité, un attribut, une caractéristique, une valeur qui orientera lors de l’écriture de l’histoire les illustrations ou représentations (dans le vocabulaire de Dramatica, ce moment de la création est le Storyencoding qui consiste à utiliser le langage pour décrire des choses) qui donneront pour ainsi dire de la chair à l’histoire.

Range peut se comprendre comme le thème central d’une ligne dramatique (rappelez-vous qu’il y a quatre Troughlines ou lignes dramatiques). Et en fait, Range se traduirait mieux par conflit thématique.

Ce conflit thématique ou Range (parce que ce conflit atteint le lecteur) est alors exploré au-travers de la valeur retenue pour Issue (qui est une appréciation ou Story Point ou Plot Appreciation que l’on retrouve dans chacune des lignes dramatiques) ET de son contrepoint tel que la théorie Dramatica l’a établi.
Cela crée une prémisse parce que de la relation entre
Issue et son contrepoint ressort une conclusion.

Donc, Range se trouve au niveau des variations de type de la structure thématique de l’histoire (en effet, pour se communiquer, le thème a besoin d’une structure).
Les variations de type cependant ne donnent pas de jugements de valeur sur le thème. La variation de type n’est pas en soi quelque chose de bien ou de mal ou même d’indifférent.

C’est le lecteur lui-même qui interprétera et concevra son propre jugement à partir de toutes les dynamiques de l’histoire. Que le personnage principal réussisse ou non par exemple, peut avoir une grande influence sur la valeur que l’auteur donne à un thème bien que la réussite ou l’échec de son personnage ne soient pas des variations de type.

A propos de ces dynamiques, je vous renvoie aux chapitres 21 et 22 :

CHAPITRE 21
STORYTELLING ET DYNAMIQUES DE PERSONNAGES

DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (103)
DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (104)

CHAPITRE 22
STORYTELLING ET LES DYNAMIQUES D’INTRIGUE

DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (105)
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (112)

Poursuivons avec le Chapitre 24 : Storytelling et Plot Appreciations

Static & Progressive Plot Appreciations

Comme nous l’avons étudié lors de nos articles précédents, il existe deux sortes d’appréciations (ou Plot Appreciation ou encore Story Points selon la terminologie propre à Dramatica).
Les appréciations sont les moyens par lesquels le lecteur pénètre l’histoire et s’en saisit (puisque le lecteur est l’ultime interlocuteur).

Nous venons de voir les Static Plot Appreciations que nous avons dénombré au nombre de 8 et qui ne changent pas.
Il y a aussi des Progressive Plot Appreciations qui seront appelées à se transformer dans la durée de l’histoire.

Qu’elles soient statiques ou progressives, les appréciations ne se perçoivent pas de la même manière par le lecteur. Considérons les Static Plot Appreciations : Story Goal, Story Requirements, Story Consequences, Story Forewarnings, Story Dividends, Story Costs, Story Prerequisites et Story Preconditions.

Ces appréciations demeurent constantes du début à la fin de l’histoire. Elles sont fidèles à leur nature. L’objectif (Story Goal) par exemple sera toujours présent et identifiable (même s’il semble que le protagoniste change d’objectif en cours de route parce que soudain il réalise qu’il était dans l’erreur depuis tout ce temps. Cette découverte est en fait gravée dans le Story Goal par l’auteur dès la conception de son projet).

Et quant aux Story Consequences, elles ont toujours été à l’horizon de quelque chose.

On peut ressentir une unité avec les appréciations statiques. Elles possèdent un nécessaire rapport entre elles. Elles n’existent pas les unes sans les autres. Autrement posé, elles sont un tout et partant, elles sont perçues à travers l’histoire sous cette perspective du tout.

Qu’elle que soit le moment de l’histoire, la présence d’une Static Plot Appreciation sera effective. Cette présence pourrait apparaître discrète ou bien s’afficher bruyamment, ce qui importe essentiellement est que plus elle se manifeste telle qu’elle a été conçue originellement (quelque soit le moment de l’histoire) et plus l’intrigue sera structurellement solide.

Les Progressive Plot Appreciations sont les actes, séquences, scènes et événements.

Quelques révisions :

  1. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (66)
  2. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (93)
  3. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (95)
  4. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (96)
  5. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (97)
  6. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (98)

Ces appréciations progressives décrivent une expérience : celle de se déplacer le long de l’histoire. Il semble donc logique de les considérer en séquence.
Quelle que soit la Progressive Plot Appreciation sur laquelle vous décidez de travailler, ce qui importe est de connaître comment elle se rapporte à celle qui va la suivre.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (111)

Nous avons identifié 8 appréciations statiques :

  1. Story Goal
  2. Requirements
  3. Consequences
  4. Forewarnings
  5. Dividends
  6. Costs 
  7. Prerequisites
  8. Precondition

Dans l’article précédent, nous nous sommes intéressés plus spécifiquement au Story Goal. Penchons -nous pour cet article sur les sept autres Plot Appreciations.

Quelques articles dont la lecture ou la relecture (nécessaire pour comprendre le fonctionnement de Dramatica) pourraient vous être utile :

  1. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (63)
  2. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (64)
  3. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (65)

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