Archives par mot-clé : Arc dramatique

LES PERSONNAGES CHEZ SHONDA RHIMES

Il est important que l’ensemble des personnages s’harmonisent. Tout élément dramatique et non seulement les personnages participent au tout, c’est-à-dire à l’histoire.
L’harmonie ne signifie pas une bonne entente. Les différentes personnalités travailleront de concert afin de supporter l’histoire. Et ce peut être des personnalités tout à fait opposées dont la seule articulation est une opposition marquée. Ou bien ce peut être encore une relation de dépendance d’un personnage envers un autre.

Deux personnages peuvent exister simplement pour présenter un contraste afin d’expliciter encore davantage l’intrigue.

Un contraste

Attardons-nous un instant sur le contraste. Contraste signifie différence. Et cette différence est souvent manifeste. Par exemple, le héros et le méchant de l’histoire. En effet, le protagoniste et l’antagoniste n’ont pas être forcément dans une relation d’opposition, dans un conflit direct pour que l’intrigue continue à faire sens. Ils peuvent avoir le même but mais utiliser des moyens différents pour y parvenir. La différence devient alors singulièrement significative du message de l’auteur.

Par exemple, les personnages des Simpsons se construisent sur le contraste. Homer est particulièrement stupide alors que Lisa est intelligente. Physiquement, Homer est à l’opposé de Lisa. Alors que Homer est quelqu’un de plutôt indolent, Lisa est manifestement ambitieuse.
Ces détails physiques et psychologiques sont le fruit d’une recherche de contraste pour satisfaire aux exigences de l’histoire.

Les relations entre les personnages sont ce qui permet au lecteur de comprendre qui ils sont. Concrètement, lorsque vous envisagez une relation entre deux personnages, posez sur le papier en quelques lignes la nature de cette relation. Cela peut vous aider à éclairer quelque peu la nature profonde d’un personnage parce que l’on n’est jamais mieux défini que par le regard de l’autre.
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TROUVER L’IDÉE DU THRILLER PAR DAN BROWN

Ayez confiance en vous

Le tout premier conseil que donne Dan Brown est d’avoir confiance en soi, dans la certitude que ce qui nous plaît peut plaire à d’autres. Puisque écrire, c’est d’abord un partage.

Et c’est un don de nous-mêmes à l’autre. Écrire un thriller ou s’accaparer un tout autre genre, ce n’est pas courir après les goûts des autres en espérant leur plaire. Écrire, c’est d’abord écrire sur ce que l’on aime.

Le scénario que vous devriez écrire, c’est précisément celui que vous auriez aimé voir porté à l’écran. Le roman que vous voulez écrire, c’est celui que vous auriez aimé lire.
Ce que vous écrirez ne plaira pas à tout le monde. Ne recherchez pas l’universalité. A la limite, renforcez l’opinion commune.

Surtout, affichez ouvertement vos goûts et sachez qu’ils déplairont à certains et seront hautement appréciés par d’autres. C’est une forme d’engagement que de manifester et d’assumer ce que l’on pense.

Avoir confiance en soi, c’est donc écrire le thriller (ou toute autre chose) que vous auriez voulu lire parce que comme le promet Dan Brown, si vous aimez ce que vous écrivez, il y aura toujours quelqu’un d’autre pour l’apprécier tout autant.
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (124)

Chapitre 32

Storyweaving et Storytelling

Selon Dramatica, il y a deux types de techniques narratives (Dramatica emploie le terme de technique sciemment pour indiquer que celles-ci sont productrices d’un résultat tangible).

Il existe donc les techniques qui affectent l’arrangement des choses dans l’espace et les techniques qui affectent la séquence des choses dans le temps.

Fort de son habitude, Dramatica a donc identifié ou catalogué selon ses propres mots 4 différentes techniques dans l’espace et dans le temps (donc 8 au total).
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (121)

La progression de la Subjective Story Throughline

Ou plus précisément la progression du domaine de cette Subjective Story, c’est-à-dire l’étude du rapport personnel, intime et subjectif qui existe entre le personnage principal et l’Influence Character.

Personnage principal et Influence Character ne sont pas des fonctions de l’histoire. Antagoniste et protagoniste le sont. Ainsi l’Influence Character pourrait être n’importe quel autre personnage tant qu’il n’est pas le personnage principal.

Habituellement, il est plus facile de travailler le lien qui unit le personnage principal à l’Influence Character lorsque les trajectoires personnelles de ces deux personnages ont déjà été étudiées.
En effet, l’évolution de leur relation dépend en grande partie de ce qui se passe personnellement dans leurs vies indépendamment de leur relation.

Considérons Lawrence d’Arabie. Le personnage principal est T. E. Lawrence. Sherif Ali est son Influence Character.

Selon Dramatica, c’est la classe PSYCHOLOGY et ses quatre types :

  • Conceptualizing (sommairement qui consiste à développer une stratégie, une tactique, un plan),
  • Being (c’est-à-dire paraître, jouer un rôle, adopter un comportement social autre que sa véritable nature),
  • Becoming (devenir autre, changer sa personnalité dans le sens de retrouver son identité trop longtemps cachée)
  • et Conceiving (littéralement concevoir une idée. C’est une description essentiellement du comment on a pu arriver à se forger une idée)

qui règlera cette relation.dramatica

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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (103)

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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE

CHAPITRE 21

STORYTELLING ET DYNAMIQUES DE PERSONNAGES
L’impact sur le lecteur

Pour Dramatica, il y a 8 questions essentielles. Y répondre peut faire d’une idée tout à fait embryonnaire, une histoire à part entière.

Quatre de ces questions interrogent le personnage (habituellement le principal) et quatre autres se réfèrent à l’intrigue globale (Overall Plot que l’on peut considérer comme l’intrigue principale).

Saisies dans leur ensemble, les réponses données permettent de rendre sensible un sentiment qui appartient en propre à l’histoire et l’effet que celui-ci aura sur le lecteur.

Le concept de Dynamics

Définissons d’abord ce que Dramatica entend par force dynamique ou Dynamics :

Dynamics désigne les forces dramatiques qui détermineront le devenir d’une histoire (puisqu’une histoire est une œuvre accomplie, on ne peut nier qu’elle est déterminée).

La force vitale d’une histoire puise son énergie d’une part de la structure qui représente le potentiel dramatique qui existe déjà dans le personnage, l’intrigue et le thème au début de l’histoire.
Puis d’autre part par les forces dynamiques qui agiront sur le potentiel dramatique pour faire évoluer les relations entre les personnages, changer le cours de l’intrigue et développer le thème au fur et à mesure que l’histoire avance.

Pour Dramatica, les choix de l’auteur entre des forces alternatives comme Success ou Failure ou encore Change ou Steadfast déterminent les forces dynamiques qui agiront au cours de l’histoire.

Success ou Failure

En cas de Failure, l’objectif original n’est pas atteint.
Notez que l’objectif original tel qu’énoncé au début de l’histoire peut avoir changé en cours de route. Le véritable objectif est ce que Dramatica nomme le Story Goal). La ligne dramatique (Throughlines) de l’Objective Story Throughline qui entre dans le Grand Argument Story a en son sein un résultat souhaité qui sera recherché.

Au dénouement, les personnages atteindront ce résultat (Success) ou échoueront (Failure). Les raisons qui mènent à cette Failure (à cet échec) ne sont pas forcément mauvaises en soi.
En effet, dans leur quête de parvenir à ce résultat, les personnages peuvent décider que de vouloir ce résultat était une erreur. Seule l’expérience de leur aventure leur a permis d’ouvrir les yeux.

Au cours de leur aventure, ils peuvent aussi apprendre (un second acte est souvent le moment de l’apprentissage) que d’accomplir ce résultat sur lequel ils sont arc-boutés depuis le début de l’histoire nuira à la communauté et ils préfèrent y renoncer (le renoncement est peut-être une Failure. Il est malgré tout l’expression d’une liberté).

Quelle que soit la raison, qu’elle soit noble ou le fait d’une incapacité, si le résultat souhaité au début de l’histoire n’est pas atteint, l’histoire se termine en Failure.
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