Archives pour l'étiquette Antagoniste

MOTIF D’INTRIGUE : LA PERSÉCUTION

La persécution est affaire d’oppression et d’opposition à l’harcèlement.
La persécution a un aspect bien plus que chicanier et ne vétille pas. Elle est incapable de clémence, de compassion ou d’indulgence. Elle ne montre pas de compréhension et à tendance à rejeter autrui plutôt que d’en faire le simple objet d’une attention critiquable.

Le délire de persécution est aussi une forme d’intrigue qui fonctionne bien parmi les auteurs.
Continuer la lecture de MOTIF D’INTRIGUE : LA PERSÉCUTION

LES MOTIVATIONS DU HÉROS DOIVENT ÊTRE CLAIRES

Non seulement le héros doit être suffisamment sympathique pour que l’empathie du lecteur à son égard puisse s’installer mais il doit posséder un objectif clair dans l’histoire.
Sinon le lecteur n’accrochera pas à celle-ci.

Dès le début, son but doit être clair et le héros devrait en quelque sorte se retrouver dans l’obligation de le poursuivre.
Mais cela serait le priver de sa liberté de choix. C’est ainsi que classiquement, un héros offre toujours une certaine résistance à s’engager dans son aventure.
Continuer la lecture de LES MOTIVATIONS DU HÉROS DOIVENT ÊTRE CLAIRES

STRUCTURE : LA COULEUR DES SENTIMENTS

La Couleur des sentiments (The Help) de Tate Taylor, d’après l’œuvre de Kathryn Stockett, présente la particularité d’avoir trois personnages pour représenter le protagoniste (Aibileen, Minny et Skeeter).

La structure de La couleur des sentiments est certainement à l’origine du succès que cette histoire a rencontré. C’est une structure qui se fonde en fait sur quatre histoires (dont celle de Celia) qui se supportent et se renforcent mutuellement.
C’est le principe du tout qui est différent de la somme de ses parties mais dont les parties sont elles-mêmes un tout qui se suffit à lui-même.

Trois protagonistes qui bénéficient chacun d’un arc dramatique bien défini et significatif.
Pour faire un héros, cependant, il faut un protagoniste qui soit à la fois protagoniste et personnage principal de la fiction.
Alors qui choisir comme personnage principal ?
Continuer la lecture de STRUCTURE : LA COULEUR DES SENTIMENTS

AU CŒUR DE L’HISTOIRE

De quoi parle votre histoire ? C’est une question que l’auteur doit connaître dès le début de son projet d’écriture.
Elle devrait pouvoir se résumer en une phrase ou deux.

Une histoire, c’est un personnage qui veut quelque chose et dont la volonté sera opposée par au moins un autre personnage. Qu’il s’agisse d’être aimé ou de retrouver un trésor perdu, ce motif basique est récurrent.
Il permet de créer du conflit à travers une série d’événements significatifs, d’aboutir à une crise personnelle au personnage principal et de mener logiquement au climax (la confrontation ultime entre le héros et son antagonisme).

Ce climax est la réponse de l’auteur à la question dramatique (ou plutôt à la problématique thématique) qu’il a lui-même posée.
Continuer la lecture de AU CŒUR DE L’HISTOIRE

AIMER DÉTESTER L’ANTAGONISTE

Pour détester l’antagoniste, il nous faut comprendre ses motivations. Il faut pouvoir reconnaître pourquoi il agit comme il le fait. En un mot, il est crédible.

Il existe parce qu’il a une personnalité. D’aucuns diraient une conscience. Il a un but dans cette histoire. Et même si sa fonction est d’empêcher le héros de réaliser son objectif, ce sont deux consciences qui vont s’opposer dans une lutte sans merci.

Car sa fonction ne détermine pas son objectif. Il doit bien avoir une raison qui le pousse à vouloir nuire au héros. Pour le lecteur, cette motivation doit être claire et distincte.
Continuer la lecture de AIMER DÉTESTER L’ANTAGONISTE