Intrigue

PLOTTO : MÉTHODE DE SUGGESTIONS D’INTRIGUE

Avec les situations 1429 à 1446, nous allons clore le sous-groupe Mystère.

La liste des situations se trouve ici :
PLOTTO, MÉTHODE DE SUGGESTIONS D’INTRIGUE

Groupe : Activité & Vie sociale
Sous-groupe : Le mystère

Proposition B
60, S’impliquer, poussé par la curiosité du mystère, dans un projet étrange.

Situation : 1429
Préquelles possibles : (730 si l’on change A par A-8) – Chronologiquement [(832 si l’on change A par A-8) puis (705 si l’on change A par A-8)]

A entre par effraction chez A-8 et découvre ce dernier mort apparemment suicidé

Séquelles possibles : (819 si l’on change A-5 par A-8) – (906 si l’on change A-2 par A-8)

Note : La question est de savoir si ce que perçoit A de la situation (et qu’il communique au lecteur) est bien la réalité. La mort de A-8 est-elle véritablement ce qu’elle paraît être ? Ce sera probablement l’avis officiel contre lequel A viendra s’opposer comme l’indique les conditions de sa rencontre avec A-8.

Situation : 1430a
Préquelles possibles : 245 – 697b

A cherche à percer le mystère de sa naissance

Séquelles possibles : 1051 – 1054 – 1055

Note : A est arrivé à un moment de sa vie où il a besoin de connaître ses origines pour continuer à avancer. Malgré l’avertissement qu’il pourrait aller au-devant d’une déception et c’est une astuce narrative souvent utilisée pour téléphoner en fait le dénouement stérile ou vain pour le héros, celui-ci persistera dans sa volonté (ou quête) de savoir d’où il vient.

Situation : 1430b
Préquelles possibles : 898 – 926

  • A rencontre A-4 qu’il ne connaît pas. A-4, apparemment dans un état de panique ou bien d’une urgence quelconque, confie à A l’enfant CH
  • * Parce que la situation de CH est extrême, A décide d’en prendre la garde afin de le protéger **

Séquelles possibles : 911 – 914 – 1229

Note : A pourrait être aussi d’une manière ou d’une autre une sorte de parrain pour CH et se retrouver par une sorte d’obligation morale en charge de celui-ci. L’obligation morale est d’abord vécue comme une contrainte, donc ce sera à corps défendant que A prendra en charge l’enfant.
Et l’intrigue peut alors commencer parce que justement, c’est en prenant en charge son problème que les tribulations commencent pour le héros.

Il faut comprendre que A a toujours été à la recherche de quelque chose qu’il ne peut définir et qu’il compense probablement par une quelconque addiction. La survenue de cet enfant dans sa vie sera peut-être l’instrument par lequel A parviendra à une anagnorisis, c’est-à-dire à une connaissance (ou plutôt à une reconnaissance) de lui-même.

L’enfant l’aidera à découvrir le voile qui recouvrait d’une opacité sa véritable aspiration à être.

La seconde alternative correspond précisément à la prise en charge du problème par A. Classiquement, l’appel à l’aventure est dans un premier temps refusé par le héros. En quelque sorte, il faut que l’idée mûrisse puis le personnage principal décide de s’engager.
Cette façon de faire rend les choses plus dramatiques. Néanmoins, on peut vouloir que A réclame la garde de l’enfant, qu’il l’obtienne et qu’ensuite, cette garde soit remise en question comme dans Kramer contre Kramer.

Situation : 1431
Préquelles possibles : 1180 – (1199…*)

  • BX, masquée et donc méconnaissable, dévalise A
  • * En se défendant contre BX qui tente de lui dérober quelque chose, A arrache un bracelet X qu’il lui semble reconnaître après que BX se soit enfuie **

Séquelles possibles : 801 – 822 – 828 – 833

Note : La première alternative laisse entendre que BX pourrait ne pas être une parfaite inconnue pour A. Ce n’est donc pas l’événement en lui-même qui formera l’intrigue (par exemple, A se fait dérober quelque chose d’important qu’il voudra récupérer à toute force) mais la relation entre A et BX qui gagnera en profondeur et en ampleur et c’est ce qui sera fascinant pour le lecteur.

Le refus de l’appel à l’aventure dont je parlais précédemment lors de la suggestion 1430b pourrait alors prendre la forme de l’incapacité pour A à reconnaître immédiatement les traits de son dévaliseur.

Dans le seconde possibilité, X va intriguer A mais tout comme lui, le lecteur a besoin de plus d’informations. L’auteur doit donc prévoir un travail autour de X qui mènera progressivement A et le lecteur à découvrir qui est BX et ses motivations.

Situation : 1432
Préquelles possibles : (1127 si l’on change A par A-8 et CN par NW) – 1270

  • A meurt et laisse un étrange héritage à son neveu NW
  • * A la surprise générale, A meurt et laisse une fortune à un neveu NW que personne ne connaît **

Séquelles possibles : (1001b si l’on change U par A et A par NW) – (1107a si l’on change A par NW)

Note : C’est un héritage sans nul doute maudit que NW va accepter. Et je me demande jusqu’à quel point NW n’est pas conscient de la malédiction (imaginaire ou réelle, d’ailleurs, puisque de mauvais concours de circonstances peuvent amener tout un chacun à se persuader qu’une sorte de malheur l’accompagne au quotidien) qui entoure cet héritage.

Je ne suis pas très enclin à verser dans le flashback pour élaborer le personnage de A. Néanmoins, la présence de A me semble indispensable. Il serait préférable que celle-ci soit incarnée par un objet spécifique faisant partie de cet héritage.

Et NW peut alors explorer les lieux dans lesquels cet objet a une signification et recevoir progressivement les informations dont il a besoin pour résoudre son problème représenté par cet objet.

Dans la seconde alternative, le mystère se déplace sur la personne du neveu elle-même.

Situation : 1433a
Préquelles possibles : 51a – 852

A rêve qu’il est train de contempler sa propre tombe

Séquelles possibles : 1040 – 1358

Note : La toute première qualité de cette prémisse est qu’elle est une image. Et s’il y a une activité qui se fonde sur l’image, c’est bien celle du scénariste. Les mots qu’il couche sur le papier sont au service de l’image.

On peut interpréter la contemplation de sa propre tombe non pas comme un signe de malheur ce qui serait se donner des limites mais plutôt comme une libération.

Une telle suggestion cherche à faire voler en éclats les idées reçues sur la mort. En valorisant la mort, elle devient le moyen d’atteindre à une certaine élévation spirituelle qui porte en elle le vrai sens de la vie. Le rêve permet d’ailleurs d’exproprier le sens de la mort et de le confondre avec celui de la vie.

Situation : 1433b
Préquelles possibles : 991 – 1366

  • A ne sait plus s’il rêve ou non
  • * Les rêves de A sont comme des expériences dont il ressent les effets (ou les conséquences) dans la réalité de son quotidien **

Séquelles possibles : 1348a ou b – 1433a

Note : Le rêve est la réponse à un besoin, un désir, une pulsion, c’est-à-dire, en d’autres termes, à un manque. La confusion du personnage indique que le rêve (s’il s’agit vraiment d’un rêve) n’est pas du ressort de sa volonté.
Ici, le rêve peut déclencher le récit ou bien introduire le fantastique dans l’histoire, puisque la frontière entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas a priori, est volontairement floutée par l’auteur.

Sans verser dans le fantastique, le rêve peut être un moyen narratif pour illustrer et éclairer la psychologie du personnage. Il peut servir aussi d’intrigue secondaire pour appuyer le thème.

L’exercice le plus délicat (sans être une gageure) sera de faire la monstration de l’intériorité du personnage. Puisque le lecteur/spectateur sera invité à douter lui aussi sur la nature du rêve. Les perceptions du personnage sont donnés telles quelles au lecteur.

Situation : 1433c
Préquelles possibles : 1389b – 1433b

A a la prémonition d’un grave danger qui menace B

Séquelles possibles : 1137a – 1333b – 1446b

Situation : 1434
Préquelles possibles : 756 – 791

A doit se rendre en un certain endroit. Mais il est inquiet parce qu’il a reçu plusieurs lettres anonymes le prévenant qu’il risque sa vie s’il s’y rend

Séquelles possibles : 1019 – 1447

Note : Les lettres anonymes ont la même fonction que la prémonition de la suggestion 1433c.

Situation : 1435
Préquelles possibles : 985 – 1111b -1046 – 1381 – 1406

  • A cherche à comprendre le secret que recèle X, un objet dont il a dorénavant la charge à son corps défendant
  • * A comprend le secret qui se cache derrière l’objet X ce qui lui permet de mettre au jour un scandale orchestré par A-5 **

Séquelles possibles : 596 – 623 – 1098

Note : Avoir une idée pour une intrigue, c’est fictionnaliser un concept. Par exemple, si un auteur est intéressé par la bioéthique, il mettra en scène des situations fictives dans lesquelles il interrogera les valeurs supposées par certains choix dans le domaine de la génétique, par exemple. Il exposera son point de vue par personnages fictifs interposés (même une biographie ne peut être exacte puisque l’auteur s’accaparera certains traits de la personne historique afin d’en faire son personnage).

Son message peut être alors didactique ou bien un cri d’alarme s’il cherche à dénoncer ou à faire prendre conscience de dangers ou de menaces qu’un certain aveuglement organisé occulte.

L’objet X de la suggestion est en fait un thème. Et la suggestion elle-même implique un conflit puisque le personnage est forcé de prendre en charge le problème, c’est-à-dire précisément le thème. Le choix de l’énoncé qui m’a permis de fonder ma traduction et qui précise à son corps défendant est voulu car c’est bien du respect de l’intégrité du corps humain dont il s’agit dans mon discours.

Évidemment, un auteur peut opter pour un tout autre discours. La fiction a cela de magique qu’elle se saisit du réel pour le recréer. L’objet X devient alors un fragment singulier du réel que l’auteur s’approprie et qu’il illustre d’une certaine manière afin de faire prendre conscience au plus grand nombre d’une certaine vérité.

L’expression à son corps défendant est toujours valide puisque le personnage ne se présente pas comme un sauveur mais plutôt lui-même comme une victime qui décide (après quelques hésitations) à recouvrer sa liberté.
Peut-être qu’au sein de l’histoire, il sera essentiellement motivé par un intérêt personnel parce que l’histoire l’exige ainsi, mais le message de l’auteur aura, malgré cet aspect apparemment égoïste, une portée universelle.

La seconde alternative est intéressante aussi car elle vise la dénonciation de certains faits qui sont à même de bouleverser l’ordre public s’ils venaient à être divulgués. C’est ce qu’implique le scandale dont A-5 (le méchant de l’histoire) fera porter la responsabilité sur les épaules de A alors qu’il en est l’instigateur.

Situation : 1436
Préquelles possibles : 1399- 1402

  • Intrigué par les actions de son ami A-2, A découvre que A-2 s’est lancé dans un étrange projet
    [La notion d’étrangeté est liée au silence qui enveloppe l’activité de A-2. La curiosité de A est soulevée parce qu’il interprétera le comportement de A-2 comme une menace pour la communauté ce qui provoque en lui un conflit entre l’amitié et le risque communautaire que présente l’activité secrète de A-2]
  • * A découvre que l’entreprise secrète à laquelle se livre A-2 mettra au jour des informations dangereuses
    [La dangerosité de l’information peut être un prétexte à l’intrigue. L’auteur peut en effet explorer la relation qui existe entre A et A-2 et s’interroger sur la question de savoir si le sacrifice de A-2 pour la vérité peut être ou non accepté par A] **

Séquelles possibles : 662 – 1369

Situation : 1437
Préquelles possibles : 455b – 1024 – (1041 si l’on change A par A-4)

Le destin de A dépend de B-4 mais A-4, le mari de B-4, présente un sérieux obstacle

Séquelles possibles : 1052a – 1398 – 1406

Note : L’impression d’étrangeté et de mystère voulu par William Wallace Cook s’insinuent à la fois dans l’idée de destinée liée à A mais aussi au fait que A-4 et B-4 sont inconnus de A lorsque débute l’histoire.

Groupe : Activité & Vie sociale
Sous-groupe : Le mystère

Proposition B
20, Se retrouver impliqué dans une situation dont on sait qu’elle sera difficile et à laquelle on ne peut cependant pas échapper.

Situation : 1438a
Préquelles possibles : (677 si l’on change B par A) – 1117

A ne se souvient pas d’avoir accompli quelque chose (X) alors que tout semble (y compris des témoignages) indiquer qu’il a bien perpétré ce à quoi il ne peut croire lui-même

Séquelles possibles : (1451b si l’on change A par A-7 et A-8 par A) – (1457 si l’on transpose A et A-9)

Situation : 1438b
Préquelles possibles : 63 – 798 – 985 – 1267c

1] A est entré en possession d’un objet X dont il n’a pas pris conscience de la dangerosité

2] A fréquente des individus ou se retrouve dans des circonstances qui mettent sérieusement sa sûreté ou sa sécurité en péril

Séquelles possibles : 153 – 1333a – 1333b

Situation : 1438c
Préquelles possibles : 339 – 1310 – 1313a

  • A rejoint une société secrète dans laquelle les membres ont juré de se venger des affronts qu’ils leur sont faits
  • * A rejoint une secte **

Séquelles possibles : (1154a *…**) – 1319a

Note : Dans une société de droit, la loi de la jungle ne peut être acceptée. Lorsqu’une association se fixe pour objectif d’obtenir une réparation, elle se substitue aux juges. Le principe est que l’union fait la force au préjudice des plus faibles (et non pas pour être l’égal de prédateurs).

Détourner la légitime défense pour en faire un droit en toutes circonstances ressemble fortement à un acte totalitaire qui porte atteinte à la liberté ce qui est répréhensible et va à l’encontre de l’objectif recherché de justice.

Par ailleurs, même si la visée de l’association est honnête, la nature humaine ne pourra s’empêcher d’y voir un droit subjectif, c’est-à-dire que l’intérêt personnel des individus qui composent l’association sera privilégié au détriment de la communauté.
Cette dérive condamne de facto une telle association sous le prétexte fallacieux d’une idée de justice qui perd son sens à défaut de son essence.

Dans les deux alternatives, il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’une infiltration. Le personnage s’enrôle volontairement au sein d’une communauté. Son arc dramatique consistera à ce qu’il prenne conscience de son erreur.

Situation : 1439a
Préquelles possibles : 1402 – 1436 – (1437 si l’on change A par A-2)

A apprend des informations qui, si elles venaient à être révélées, ruineraient à néant les espoirs de A-2

Séquelles possibles : 1325 – (1290 si l’on change A par A-2 et A-2 par A-8)

Situation : 1439b
Préquelles possibles : 1147 – 1260a

  • A est poussé dans des extrêmes terribles par A-8
    [Jusqu’où A supportera t-il le harcèlement ? Sera t-il capable de s’extraire de la spirale qui l’attire inexorablement vers l’abysse ? Une illustration intéressante de ce motif se retrouve dans Lost dans lequel les autres (The Others) harcèlent mystérieusement les survivants du vol 815.
    Il s’agit essentiellement d’une menace (c’est-à-dire une chose qui n’est pas encore réalisée mais dont l’effet est totalement suggestif. Psychologiquement, c’est de l’angoisse pure dans l’attente toujours renouvelée mais jamais effective d’un événement tragique]
  • * A tente d’échapper à la pression psychologique que A-8 lui fait subir par un geste désespéré **

Séquelles possibles : (606 si l’on change A par A-8) – (619 si l’on change A par A-8) – (661 si l’on change A par A-8)

Note : Le harcèlement moral est une entreprise sournoise et lâche. Difficile à prouver mais pourtant bien réelle. Les victimes se retrouvent souvent isolées et répondent au silence qui les entoure par un mutisme désespéré.
Une structure classique voudrait que A trouve en lui-même la force pour résister à son désespoir. Cela fonctionnerait mal car c’est une situation qu’il est difficile de résoudre par soi-même. Introduire un mentor dans l’équation relèverait de la grosse ficelle narrative avec un donneur de leçons qui passerait mal auprès du lecteur.

Peut-être une rencontre avec un autre être qui serait dans une situation assez semblable mais il y a le risque de redondance qui risque de lasser le lecteur déjà bien éprouvé à observer, à constater et à partager les sentiments affreux du personnage principal.

La théorie narrative Dramatica propose un personnage qu’elle nomme Influence Character. Comme son titre le laisse deviner, il s’agit d’un personnage qui va influencer les décisions du personnage principal.
Il ne s’agit pas d’éduquer le personnage principal comme le ferait un mentor pour le préparer à l’aventure, lui donner quelques rudiments afin de lui permettre d’affronter l’entrée dans le nouveau monde qui l’attend (c’est-à-dire l’intrigue). Les tribulations du héros au cours de l’intrigue lui permettront de parfaire son savoir sanctionné au moment du climax afin que le dénouement soit un être différent de ce qu’il était au début de l’histoire.

L’Influence Character, quant à lui, donne à réfléchir au héros par comparaison. L’Influence Character propose au personnage principal un autre point de vue sur le monde. Il n’incite pas vraiment le héros à suivre son exemple, comme il ne lui donne pas non plus de véritables conseils.
Mais il lui propose une solution. Cette issue possible, malgré son intérêt, éloigne cependant le héros de son objectif.

Un protagoniste possède néanmoins une caractéristique fondamentale : c’est un être déterminé. Il s’est fixé un objectif (c’est le signe du passage dans l’acte Deux) et il ira jusqu’au bout de son intention même s’il échoue.
Ainsi, dans la seconde alternative, ce geste désespéré peut être l’expression de sa volonté à sortir de cet enfer qu’on lui fait vivre.

L’Influence Character permettra au personnage principal de s’extirper de la résignation et du fatalisme. Mais pour reconquérir sa liberté injustement spoliée par un individu (qui n’est pas le représentant d’une autorité légale), il refusera de se soumettre. Mais cela, c’est quelque chose qu’il devra accomplir seul, s’il y parvient.

Situation : 1439c
Préquelles possibles : 1423 – 1427b

A est persuadé d’apercevoir toujours la même silhouette lorsque certaines circonstances se répètent dans sa vie

Séquelles possibles : 53 – 552a ou b – 606 – 681a – 1424a

Note : A la suite de Martine Joly, je pose que l’image n’est pas la réalité mais une réalité. L’hallucination du personnage est destinée à induire chez le lecteur/spectateur une certaine interprétation. Ce dernier va tenter de comprendre la vérité que masque l’imaginaire du personnage. L’intentio auctoris (l’intention de l’auteur) est alors tissée dans la représentation qu’il donne à voir.

Assez classiquement, l’apparition de l’hallucination répondra à des moments traumatiques non résolus datant du passé du personnage. Chez Cook, cette période hallucinatoire est de mauvais augure. Rien n’oblige un auteur à suivre cette approche.

L’apparition pourrait être celle d’une bête (monstrueuse habituellement) mais encore une fois, il y a d’autres moyens de s’exprimer. Une recherche documentaire permettrait aussi d’aller au-delà de la schizophrénie qui semble d’évidence dans une telle suggestion.

Situation : 1440
Préquelles possibles : (1283 si l’on change A par A-8) – (1293b si l’on change B par A)

  • En pleine panade, A se résout à mettre au clou un objet qu’il tient de ses ancêtres mais dont il n’avait jamais voulu se séparer sans même en comprendre ni l’utilité, ni la signification
  • * Parce que la quête de A est impossible, A y laissera sa vie **

Séquelles possibles : 1384 – Chronologiquement [(1384 si l’on change B par A-8) puis (1394 si l’on change A par A-8)] – Chronologiquement [1384 si l’on change B par A-8) puis (1400 si l’on change A par A-8)]

Note : Le personnage n’est pas indifférent à l’objet. Sa réticence à s’en séparer est un signe que cherchant l’utilité, le sens lui échappait totalement. Il sent confusément qu’entre cet objet et lui-même, il y a une relation qu’il ne peut encore définir.

Situation : 1441a
Préquelles possibles : 1354a – 1392

  • A se lance dans une quête difficile : donner un sens à sa vie
  • * A décide d’affronter ses passions mais cette confession soudaine ne lui apporte que des complications **

Séquelles possibles : (746 si l’on change B par A) – 888

Note : L’auteur invite ses lecteurs de tout âge à découvrir par eux-mêmes l’histoire de leurs propres vies. Le récit qu’il conte devra avoir cela de magique que le lecteur/spectateur ne puisse se cacher de l’histoire qui viendra le cueillir après que ses défenses se soient effondrées.

Situation : 1441b
Préquelles possibles : 552b – 1311

  • A se sent coupable depuis des années. Cela a d’abord influencé son comportement mais maintenant, sa santé est en jeu
    [La lente dégradation de A devient palpable à moins qu’il ne parvienne à assumer ce qui le hante depuis tant d’années]
  • * A doit trouver en lui-même la force d’affronter son passé **

Séquelles possibles : 1357 – 1358

Situation : 1442
Préquelles possibles : 1249 – 1283 – 1301 – 1337 – 1447

A craint que A-2 découvre la preuve d’un crime

Séquelles possibles : 1291a – 1461a

Note : La découverte se fera progressivement, fragment par fragment s’ajoutant à l’intrigue, jusqu’à ce que la vérité se fasse jour dans son intégrité (terrible mot que ce mot là).

Situation : 1443a
Préquelles possibles : 731 – 1366

A rêve d’évasion

Séquelles possibles : 866 – (875a si l’on transpose A et A-2) – 1428

Note : La liberté voulue par le personnage ouvre de nombreux horizons pour un auteur. Elle consiste essentiellement de passer d’un état dans lequel le personnage se sent contraint vers une condition dans laquelle il pense éprouver un sentiment d’affranchissement, d’émancipation, d’autonomie.

Cette délivrance peut cependant être cruelle comme peut l’être le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Atteindre la maturité, pour celles et ceux qui y parviennent, est un sacrifice. C’est l’histoire de ce renoncement qui est contée.

Le rêve mentionné dans la prémisse ne fait pas du personnage un être distrait obsédé par la quête d’une impossible étoile. Au contraire, il peut être quelqu’un qui a les pieds solidement posés sur terre et qui aspire en son for intérieur à quelque chose d’autre que ce monde dans lequel il a été jeté.
Il est important que cet attribut qui caractérise si bien le personnage soit compris par le lecteur dans les cinq premières pages du scénario.

Le contexte doit s’appuyer sur le carcan qui étouffe le personnage. S’il s’agit d’un lieu, par exemple, il peut être utile de l’opposer à un autre endroit afin d’établir un contraste dans l’esprit du lecteur. Ce contraste peut être purement symbolique : montrer une campagne aux terres riches et fertiles et comparer ce lieu (faussement idyllique) aux teintes violentes des rues sous l’éclairage urbain.

Situation : 1443b
Préquelles possibles : 438 – 1236 -1133 – (1147 si l’on transpose A et A-8) – 1260a

  • A est piégé dans un lieu isolé dont il ne peut apparemment pas s’échapper
    [Le contexte est manifestement l’antagonisme même si par ailleurs, la menace est apparemment incarnée]
  • * Partout où le regard de A se pose, il n’aperçoit que la mort **

Séquelles possibles : Dès qu’il est fait mention de mort, William Wallace Cook ne considère pas qu’il puisse y avoir des séquelles.

Situation : 1443c
Préquelles possibles : 438 – 1236 – 1133 – (1147 si l’on transpose A et A-8) – 1260a

  • A a le sentiment de vivre au fonds d’un puits obstrué
    [Quelle que soit la lumière vers laquelle A tend, il lui faudra trouver le chemin qui mène jusqu’à elle. Qu’elle soit spirituelle ou plus pratique, ce cheminement sera décrit au-travers de son arc dramatique]
  • * A échoue à donner un sens à sa vie et meurt **

Séquelles possibles : Le choix de la seconde alternative est laissé au point de vue de l’auteur s’il désire donner un tour tragique à son histoire.

Situation : 1444
Préquelles possibles : 586 – 1062 – 1091 – 1093

B pousse A à prendre des risques pour résoudre un mystère

Séquelles possibles : (802a ou b si l’on change B par B-8) – 1045

Note : C’est habituel chez William Wallace Cook de considérer la femme comme tentatrice. Cette suggestion n’y échappe pas. C’est un moyen aussi d’introduire du conflit. Il faut donc prendre ceci comme un exemple et non comme un modèle.

B, par exemple, pourrait avoir mystérieusement disparue et A (peut-être même avec une petite équipe) se verrait obligé de se mettre à sa recherche.

Situation : 1445
Préquelles possibles : 1244a ou b

  • B a d’étranges visions de sa vie passée mais elle a du mal à se souvenir des circonstances qu’elle se remémore. Et pourtant, c’est bien elle qui est là au milieu de ses souvenirs
    [Mémoire ou hallucinations : voilà qui n’arrange pas les affaires d’une B décidément bien confuse]
  • * B comprend soudain la nature d’un obstacle qui l’empêchait d’accomplir un certain projet
    [On connaît tous des épiphanies dans nos vies. Il faut savoir en profiter et effectivement, le personnage tire un avantage certain de sa compréhension de la situation.
    Cette illumination peut résoudre le moment de crise que tout héros devrait connaître au cours de l’intrigue et le mener vers le climax. Néanmoins, cette découverte personnelle ne permet pas de prévoir le dénouement. Le héros a repris courage pour affronter son ultime combat (aussi dénommé climax) mais l’issue de celui-ci ne doit pas être prévisible. Le lecteur doit encore douter de la possible réussite. C’est cela que l’auteur doit garder en tête : un possible succès et non une réussite programmée] **

Séquelles possibles : 1245 – 1258

Situation : 1446a
Préquelles possibles : Chronologiquement [850b puis 1243] – 1297

  • B perd un objet X qui est d’une importance vitale pour elle
  • * B retrouve l’objet X qu’elle avait perdu mais il manque quelque chose qui le rend inutilisable **

Séquelles possibles : 1254 – 1284

Situation : 1446b
Préquelles possibles : 645 – 647 – 677 – 1154a

  • B cherche à fuir une menace mystérieuse qui la harcèle mais personne ne la croit
  • * B rêve qu’un grave danger la menace **

Séquelles possibles : 179a ou b – 1433c

Situation : 1446c
Préquelles possibles : 383 – 1279a – 1325

A fait appel à B pour qu’elle l’aide à résoudre la menace sourde qui le harcèle mais pourra t-il la convaincre qu’il est vraiment en danger

Séquelles possibles : 471 – 1206 – (1258 si l’on change A-6 par A) – (1309b si l’on change A-3 par A)

Le prochain article concernera le sous-groupe des révélations et nous aborderons les dernières situations envisagées par William Wallace Cook (1447 à 1462).

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