intrigue

PLOTTO : MÉTHODE DE SUGGESTIONS D’INTRIGUE

C’est avec les situations 949 à 962 que nous continuons notre étude de la méthode de suggestions d’intrigue de William Wallace Cook. Cette méthode date de 1928 et je me suis autorisé à la réinterpréter afin de la débarrasser d’une temporalité parfois un peu trop marquée.
Mes interprétations sont personnelles mais j’espère qu’elles seront source d’une introspection pour vous permettre d’élaborer vos propres solutions.

La liste des situations se trouve ici :
PLOTTO, MÉTHODE DE SUGGESTIONS D’INTRIGUE

Groupe : Activité & Vie sociale
Sous-groupe : Les idéaux

Proposition B
34, S’embarquer dans un effort de révolte, de refus actif dans l’espoir d’améliorer certaines conditions injustes.

Situation : 949a
Préquelles possibles : 395 – (420…*) – 915

A est en quête du bonheur mais il s’y prend si maladroitement qu’il tombe de Charybde en Scylla

Séquelles possibles : 148 – 155 – 420 – 628

Situation : 949b
Préquelles possibles : (246b…*) – 322b

  • A travaille au sein d’une autorité et est animé d’idées humanistes
    [Pour la mise en intrigue, nous aurons donc une opposition entre les deux concepts de puissance et d’humanité. Le personnage pourrait par exemple être dans un dilemme constant entre la stricte application des ordres de son autorité de tutelle et les effets que ceux-ci ont au quotidien sur le vie des gens.
    Parce que si un auteur décide de démontrer qu’une autorité s’échine à rendre contre leur gré les gens heureux, l’histoire manquera sérieusement de l’aspect dramatique dont elle a furieusement besoin pour exister]
  • * A, afin de comprendre le milieu dont il a affaire chaque jour au sein de l’institution dans laquelle il travaille, décide de s’immerger parmi ceux qui constituent l’objet de ce monde qu’il n’aperçoit en fait que de loin **

Séquelles possibles : 833 – 834 – 838 – 876a – 1209b

Note : Pour William Wallace Cook, la différence est une cause de conflits. Entre l’autorité ou l’institution dans laquelle travaille A et les gens que cette autorité ou cette institution tente de contrôler, il y a un tel écart, une telle distance qu’il est évident que ces deux mondes ne peuvent se comprendre et encore moins cohabiter.
Ce que veut faire A (il a des idées humanistes) est de se rapprocher de ces gens, de ne plus les considérer comme des objets extérieurs et c’est par l’immersion (un motif fréquent chez William Wallace Cook qu’il concrétise assez souvent par l’imposture) que A parviendra à éprouver cette autre réalité. C’est par l’expérience, en ressentant vraiment la vie de ces gens, que A parviendra peut-être à réaliser ses idéaux.

Situation : 950
Préquelles possibles : 1082b – 1090 – 1111b – 1131

  • A ne connaît pas vraiment le monde. Il n’y a jamais vraiment été exposé (peut-être surprotégé ?). Il ressent cela comme un vrai handicap
  • * A pense qu’il réussira mieux dans la vie (la réussite peut être vue comme un bonheur) s’il ne suit pas ce qu’on attend de lui et pour concrétiser cette approche, il deviendra son propre patron **
  • ** A est prêtre mais il pense qu’il pourrait mieux agir pour le bien de la communauté hors de la prêtrise ***

Séquelles possibles : 900 – 1091 – 1098 – 1104

Note : Posons comme hypothèse que notre connaissance proviennent de nos sens, de nos expériences comme le professe l’empirisme. Protégé du monde extérieur, A ne peut en faire l’expérience ni même raisonner sur lui ou du moins il ne peut penser le monde que de manière fragmentaire (et à travers des images contrôlées).
Maintenant, jetons A dans la réalité extérieure. Et ce sera à partir de ce moment précis que l’intrigue commence. A va se confronter à une réalité dont il n’a aucune expérience, aucune habitude. Ce sera une véritable aventure puisque dans la définition de l’acte Deux (ou du moins dans la conception du Voyage du Héros), l’acte Deux décrit un monde que le personnage principal ne connaît pas et dont il lui faudra apprendre les règles s’il veut survivre.

Dans la seconde alternative, A se trompe. Il veut réussir sa vie (c’est une aspiration honnête) mais il s’y prend mal. Bien sûr, ne pas suivre une voie assignée, c’est-à-dire être contraint d’obéir à un certain consensus, est la garantie de conserver sa liberté, son libre-arbitre (du moins apparemment).
Mais A pense que c’est en se désaliénant des autres, soit en endossant une autorité, un pouvoir qui lui permettrait d’asservir autrui à sa volonté, soit comme dans la suggestion de Cook, en devenant son propre patron pour ne pas être réduit lui-même à la servitude.

Or, si nous pouvons évoluer au cours de nos vies, c’est précisément en travaillant sur notre relation aux autres. Et nos personnages de fiction font de même. C’est là que se situe l’erreur de A. Il réagit avec force contre une situation injuste dans laquelle on tente de le priver de sa liberté mais son effort est mal orienté. Car au lieu de chercher les personnes qui l’aideraient, ils s’en éloignent.
Il s’isole alors de la lumière, sa lumière qui serait dans une relation sincère à autrui (même s’il n’y a qu’un seul autre vers lequel il puisse se tourner). Le regard d’un autre peut changer son monde et A (et c’est ce qui constitue l’intrigue) le comprendra progressivement au cours de ses tribulations (du moins, si l’auteur le souhaite ainsi).

Dans l’esprit de Cook, la troisième possibilité n’est pas une attaque contre la religion (à moins qu’un auteur ne veuille s’en servir ainsi). Cook cherche plutôt à démontrer que lorsqu’on est borné par un cadre rigide de règles, par un contexte qui limite nos mouvements (comme dans l’expression « je ne peux rien faire, j’ai les mains liées »), on ne peut pas faire du bon travail et c’est ce que le personnage pense dans cette troisième alternative. Donc, il va agir en-dehors de son environnement habituel et se mettre en porte-à-faux avec celui-ci d’où des difficultés annoncées.
En intrigue secondaire, on peut aussi se pencher sur le type d’actions que A entreprend pour le bien de la communauté et qui fonctionnent mieux hors du cadre qui les autorise normalement.

Situation : 951
Préquelles possibles : 68 – 255 – 703 – 1304 – 1306

  • La conscience tourmentée de A se noie dans quelque chose (qu’il a commis ou bien dont il fut observateur et qu’il ne pouvait dénoncer immédiatement) de son passé. Bien des années plus tard, A cherche à s’en libérer
    [Cela me fait penser à ce témoignage d’un soldat qui dénonce le massacre inutile d’une jeune femme en territoire ennemi et qui a gardé le silence sur les atrocités de ses camarades parce qu’en temps de guerre, chacun dépend des autres pour sa survie. Tenaillé depuis par le remords, il trouvera enfin le courage de révéler les faits afin d’apaiser sa conscience et de revivre enfin]
  • * La conscience tourmentée de A le consume littéralement. Afin de se libérer, il va enfin parler sachant pertinemment que cela détruira sa vie **

Séquelles possibles : 1295 – 1461a

Situation : 952
Préquelles possibles : 465 – Chronologiquement [601 suivie de 1277b] – Chronologiquement [606 suivie de 1277b]

  • A sait que pour mener à bien ses ambitions (c’est son idéal de vie), il devra rompre avec ce qu’il a toujours connu
  • * Une plage déserte, un vieil arbre rabougri… Voilà comment nous pouvons imaginer l’état d’esprit de A
    [J’ai tenté de retranscrire le plus honnêtement possible le langage poétique de William Wallace Cook (d’autant plus qu’il ne nous y a pas habitué). On peut interpréter cette assertion comme la description d’un personnage au bout du rouleau. La plage désertée pourrait être à l’image de sa propre vie (il n’est d’ailleurs pas fait mention de l’horizon et il est déductivement valide que nous pensions comme le personnage qu’il n’a plus d’avenir) et l’arbre chétif et probablement creux représente l’accumulation d’échecs du personnage qu’il ne supporte plus manifestement] **

Séquelles possibles : 440 – 864

Note : La première possibilité de cette suggestion 952 cherche à démontrer que le bonheur passe par un déchirement. C’est une intrigue sur le passage comme par exemple celui de l’adolescence à l’âge adulte. Le bonheur a un coût qui implique souvent que l’on soit obligé d’y tout sacrifier.
Ce n’est pas une nécessité à proprement parler car on a toujours le choix de refuser (si l’on accepte cette approche). Nous sommes maître de notre destinée (si nous le voulons ainsi) mais pour donner un sens à notre vie, il nous faut immoler sur l’autel du progrès un état apparemment confortable mais invalidé par le besoin d’évoluer pour atteindre au bonheur.

Situation : 953
Préquelles possibles : (74a…*) – 604 – 651

  • A, pour des raisons qui lui sont personnelles, recherche la paix et la tranquillité d’esprit
    [Ce qui implique que sa vie actuelle est chaotique quelle que soit l’activité qui ait épuisé (principalement intellectuellement) ce personnage. Ce besoin de se ressourcer va donc mettre en but A avec son entourage]
  • * Parce qu’il recherche une certaine tranquillité, A se réfugie dans un lieu que lui seul connaît **

Séquelles possibles : 664 – 719a – 1409 – 1423 – 1225

Note : On peut se demander en quoi la seconde possibilité est conflictuelle. Après tout, quiconque est en droit de se construire un havre de paix à l’écart du bruit étouffant du quotidien. Et si ce n’était qu’un placebo pour tenter de cicatriser une blessure qui peut saigner à l’abri du regard indiscret des autres ?
Lorsqu’il se rend en ce lieu secret, A pense qu’il peut se reconstruire. Mais cet endroit regorge des marques de son passé. En ce lieu, A affronte ses propres démons.

Situation : 954
Préquelles possibles : (106…*) – 539a – 863a

  • L’imagination de A finit par lui jouer des tours et cela nuit grandement à ses relations
  • * A est un être triste qui prend la décision de parvenir au bonheur **

Séquelles possibles : (106 *…**) – 391

Note : Dans les deux cas, il y a le thème de l’insatisfaction. Dans la première possibilité, A glisse du positif au négatif et inversement dans la seconde alternative. Un auteur pourrait vouloir montrer que le contentement de soi est une illusion et le dénouement de son histoire serait foncièrement négatif. Il peut vouloir aussi démontrer que l’on atteint au bonheur par un effort singulier et difficile.
Ainsi, toute la première partie de l’acte Deux de la première possibilité serait tout entière consacrée à nous donner à voir un personnage qui se détache du monde par la perte de ses relations et cela jusqu’au point médian de l’histoire (c’est-à-dire un espace narratif correspondant à une articulation majeure de l’histoire et qui peut s’étendre d’un paragraphe ou d’une ligne de dialogues à plusieurs pages et ne pas se situer exactement au milieu) où le personnage connaîtra une crise majeure et commencera alors le cheminement vers un dénouement heureux.

La seconde alternative explique l’insatisfaction du personnage par son refus de trancher, de se déterminer comme l’expliquent les psychanalystes. D’ailleurs, je pense qu’un auteur intéressé par ces suggestions de la situation 954 devrait faire une recherche documentaire de ce côté de la psychologie. Cela pourrait l’aider à mieux comprendre son personnage.

Situation : 955
Préquelles possibles : 1298 – 1300

  • A est un bandit de grand chemin.
    [Il faut noter l’importance de la qualité attribuée à A. La fonction de méchant de l’histoire est assignée à A-5 dans la nomenclature de William Wallace Cook. Et A serait (mais ce n’est nullement une obligation) le plus apte à remplir la fonction de protagoniste. En décrivant son personnage comme un bandit de grand chemin, il me semble percevoir chez Cook une tendresse comme si Cook se reconnaissait en lui]
    A vole le courrier
    [Donc A apprend des informations sur lesquelles il n’aurait jamais dû mettre les mains]
  • * A, sorte de gentleman cambrioleur, apprend certaines informations (Voir les situations 738 – 742 – 743a) qui le font sérieusement réfléchir à adopter un mode de vie tourné vers le bien commun simplement pour prouver qu’il y a du bon même parmi les plus mauvais d’entre nous **

Séquelles possibles : 817 – 869

Groupe : Activité & Vie sociale
Sous-groupe : Les idéaux

Proposition B
20, Se retrouver impliqué dans une situation dont on sait qu’elle sera difficile et à laquelle on ne peut cependant pas échapper.

Situation : 956
Préquelles possibles : 279 – (669 si l’on change A-5 par A-8) – 557a – (377a si l’on change A par A-8)

  • B se porte volontaire pour soigner A-8 alors que tous les autres ont refusé
    [La galerie de personnalités réelles dont un auteur peut s’inspirer est bien garnie]
  • * A-8 est atteint par une maladie contagieuse et mortelle
    [Cook a créé une entrée particulière pour A-8 parce que cela permet à un auteur de faire de A-8 le personnage principal de son histoire. C’est le combat de A-8 pour lutter contre cette maladie (alors que la médecine a déclaré forfait) qui nous sera contée] **
  • ** En soignant A-8, B est atteinte elle-même par le même mal que A-8 ***

Séquelles possibles : La dernière possibilité se conclue dans l’esprit de Cook par la mort de B. J’ai préféré cependant laissé cette conclusion à la discrétion de l’auteur qui voudrait développer cette suggestion.
Les êtres humains se caractérisent par leur finitude. Et pour Cook, cela signifie qu’il n’y a pas d’option possible après la mort. Donc, pas de séquelles possibles.

Situation : 957a
Préquelles possibles : (898…*) – (899…*)

A est si riche et si puissant qu’il se prend pour Dieu

Séquelles possibles : 517 – 565 – 661

Note : Je me demande si A ne serait pas un ange déchu.

Situation : 957b
Préquelles possibles : 902

  • A est un haut personnage avec des responsabilités importantes
  • * A, un haut personnage avec des responsabilités importantes, s’éprend d’une jeune femme à un point tel qu’il en oublie ses responsabilités et risque de détruire sa carrière
    [On peut tout aussi bien considérer que le personnage principal de cette suggestion soit une femme et non un homme. En 1928, lorsque William Wallace Cook a écrit PLOTTO, le statut de la femme était encore à inventer et à s’imposer. Et d’ailleurs, le mot tentatrice s’écrit aussi tentateur] **

Séquelles possibles : 919b ou c

Note : Que ce soit la situation 957a ou la situation 957b, la position du personnage (sa situation personnelle par rapport aux autres) est la cause de l’intrigue. C’est précisément par cette position qu’il y a matière dramatique. Si l’on se contente d’énumérer des événements ou des faits historiques ou inventés, nous perdrons l’aspect dramatique parce que nous occulterons le personnage et que c’est par lui que nous devons amener les faits au lecteur.
La position de A dans les situations 957a ou b est fondamentale parce qu’elle détermine le rapport aux autres du personnage et que c’est sur ce rapport qu’un auteur écrira son histoire.

Situation : 957c
Préquelles possibles : (692 si l’on change A par A-4) – (719b si l’on change A par A-4)

  • A veut mettre à profit son autorité pour dépasser certaines limites
    [Comme de battre un record par exemple. Le cœur de cette intrigue est qu’il entraîne avec lui ceux qui sont sous ses ordres. A fait preuve d’un égoïsme qui peut mener à la rébellion à moins qu’il ne parvienne à emporter la conviction de ceux dont il a besoin pour réussir son objectif.
    A est donc le personnage principal (puisqu’il a un objectif à accomplir) mais les limites qu’il veut briser ne sont qu’un McGuffin, un prétexte à l’intrigue. Ce qui importe encore et toujours sera l’évolution de sa relation aux autres. S’il parvient à assainir son rapport à autrui, son véritable objectif sera atteint]
  • * Engagé dans la poursuite de son idéal, A ignore les appels au secours de A-4 **

Séquelles possibles : (632 si l’on transpose A et A-4)

Note : Dans la seconde alternative, ce sont les conséquences de l’aveuglement de A qui sont interrogées. Les décisions de A d’ignorer autrui au profit d’un intérêt personnel sont-elles légitimes ? On pourrait par exemple écrire un prologue avec A devant répondre de ses actes devant la justice et toute l’histoire nous conterait alors comment A s’est retrouvé à être jugé et le dénouement nous ramènerait au jugement de A par ses pairs.

Groupe : Activité & Vie sociale
Sous-groupe : Les idéaux

Proposition B
33, Résister secrètement et pour un motif honorable à toutes sortes d’obligations jugées peu honorables ou compromettantes.

Situation : 958
Préquelles possibles : 748 – 918a

  • A ne considère pas la pauvreté comme un mal social mais plutôt comme le moyen d’atteindre au bonheur
  • * A résiste aux attraits du pouvoir **

Séquelles possibles : 127b – 311 – (326-3) – 700 – 905

Note : Pour comprendre la première alternative de cette suggestion 958, il faut y lire que William Wallace Cook aborde le thème de la pauvreté évangélique. Cook n’aborde jamais de face les problèmes sociaux que la religion dénonce ni la religion elle-même d’ailleurs. C’est aussi de biais qu’un message peut avoir le plus de portée parce que cela incite le lecteur à raisonner. Il n’absorbe pas passivement les images qu’il perçoit (composées par l’auteur) car celles-ci mettront en branle sa mémoire, sa situation présente (par comparaison) et il élaborera une sorte de prédiction sur un avenir possible (qu’un auteur prendra souvent à contre-pied afin de renforcer son véritable message).
Où se situe alors la résistance de la proposition B ? A s’opposera à l’opinion publique toute façonnée par le mercantilisme par exemple ou par toute autre cause qui aurait dévié la finalité de l’homme vers l’intérêt commun.

Pour la seconde alternative, posons cet exemple. Un vieux roi a deux fils. Le vieux roi meurt et le fils aîné lui succède. Le fils aîné établit une véritable dictature dans le royaume contre l’avis de son jeune frère et l’inimitié est grande entre les deux frères.
Le fils aîné choisit pour conseiller, parce qu’il le sait intelligent, le meilleur ami de son jeune frère. Ce nouveau conseiller résistera-t-il à l’attrait du pouvoir et calomniera-t-il son ancien ami en l’accusant de comploter contre son frère aîné ? Gagnant ainsi les faveurs du roi et s’assurant de nouveaux privilèges.

Ou bien refusera t-il d’œuvrer contre son ami au risque de déplaire au roi ? C’est bien sûr cette seconde option qui est retenu dans la proposition de la situation 958.

Situation : 959
Préquelles possibles : 861 – 954 – 1088

A aspire à toutes les opportunités que peut lui offrir le monde même si ses origines, son éducation, son milieu social ou son environnement, ses croyances (ou politique ou religieuse) et toute autre chose qui pourrait agir contre ses aspirations lui en interdit apparemment la possibilité

Séquelles possibles : 255 – 271 – (579b si l’on transpose B et A) – 919c

Note : Nous ne sommes pas déterminés, voilà ce que nous rappelle William Wallace Cook. Vous vous doutez que pour le personnage principal de cette histoire, cela ne sera pas facile à mettre en pratique.

Situation : 960a
Préquelles possibles : (922a…*) – (928b si l’on change A par F-A et SN par A)

  • A a envie d’en démordre [quelle que soit l’activité. Cook, quant à lui, a fait de son personnage A un soldat qui n’aspire qu’à se battre]. Mais il doit reculer car ce qu’il allait affronter est bien trop puissant pour lui
  • * A reçoit des ordres qu’il juge déshonorables **

Séquelles possibles : 919b – Chronologiquement [919c suivie de (928b si l’on change A par F-A et SN par A)]

Note : Dans la première possibilité, nous pouvons prendre comme exemple le Sergent Guffy de La bataille des Ardennes. Guffy ne voit dans la guerre qu’une opportunité de devenir riche. Mais sa petite amie qu’il aime profondément sans l’admettre jusqu’à ce que celle-ci soit tuée le transforme en un homme ivre de vengeance qui n’aspire qu’à se battre.
Et cette hargne nouvelle changera le cours de la bataille.

Dans la seconde alternative, le principe est que A se soumet volontairement à une autorité. Il fait ce qu’on attend de lui. Mais les circonstances font qu’il va devoir agir contre ses propres valeurs morales. Se pliera t-il à l’autorité ou bien résistera t-il prenant le risque de détruire tout ce en quoi il croyait ?

Situation : 960b
Préquelles possibles : 902

  • A est un haut personnage avec des responsabilités importantes
    [La différence d’avec la situation 957b se comprend par la proposition B. Dans les deux cas, nous avons un personnage qui possède un pouvoir, une autorité reconnue et il n’existe pas de rébellion contre cette autorité. Le problème de l’intrigue ne se situe pas dans un refus d’obéissance des autres vis-à-vis du pouvoir. C’est ce pouvoir lui-même qui interroge sa légitimité.
    La proposition B de la situation 957b nous dépeint un personnage face à un dilemme. Il a une décision à prendre et il sait que les conséquences auront un effet négatif et qu’il va devoir convaincre pour les faire accepter. Dans cette situation 960b, malgré son influence et sa puissance, le personnage jugera inacceptable ce que sa position lui ordonne de faire. Il est de nouveau face à un dilemme mais cette fois, c’est entre lui et lui]
  • * A est un personnage important avec des responsabilités tout aussi importantes. Seulement, il s’est engagé dans une activité qui le distrait de ses obligations au point qu’il en néglige ses affaires et que celles-ci s’effondrent **

Séquelles possibles : 705 – 919b ou c

Note : De même, la seconde alternative rappelle la situation 957b mais la relation étudiée n’est pas celle du rapport aux autres mais du personnage avec lui-même comme si son reflet dans le miroir s’incarnait soit pour lui reprocher ses errements actuels, soit pour illuminer son chemin obscurci par les voûtes du pouvoir.

Situation : 961
Préquelles possibles : 606 – 1079

A possédait des terres et il était attentionné à les soigner et fier de les posséder. Mais un revers de fortune (ou n’importe quelle autre circonstance) lui fit perdre son domaine. Malgré sa situation désespérée, A n’abandonne pas l’espoir de les récupérer
[L’idéal poursuivi par A se concrétise dans l’espoir que nourrit A de posséder de nouveau ses terres. Elles sont son héritage et il en a été dépouillé. Notons tout de suite la nécessité que A soit un homme vertueux victime d’une injustice. Il n’est pas responsable de la perte de ses terres. Mais il est prêt à tout pour reprendre possession de son bien (d’ailleurs, on a un personnage assez équivalent dans sa motivation avec Scarlett O’Hara d’Autant en emporte le vent)]

Séquelles possibles : 628 – 656

Situation : 962
Préquelles possibles : 740 – 946

B aime venir méditer ou rêver dans ce jardin magnifique qu’elle affectionne tant. Mais elle apprend que ce jardin idyllique doit être détruit

Séquelles possibles : 737a – 975 – Chronologiquement [848b puis 1445]

La prochain article abordera la dernière partie du sous-groupe Les idéaux avec les situations 963 à 978.

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