L’ÉVOLUTION INTÉRIEURE DU PROTAGONISTE

Ce qui est important, ce n’est pas de montrer en une scène que le protagoniste est devenu autre par une révélation soudaine (ou divine) mais plutôt de montrer (un scénario montre mais ne dit pas, le lecteur d’un scénario doit voir des images à travers les mots) comment il en est arrivé à cette révélation.

On garde à l’esprit que cette transfiguration du héros est interne. En quelque sorte, il devient meilleur. Mais cette rédemption obéit à une logique. Voyons comment cette logique peut être mise en place.
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HÉROS : LA RÉSISTANCE AU CHANGEMENT

Quelle que soit la force avec laquelle nous voulons quelque chose, il y a toujours quelque chose de plus puissant qui nous retient : notre résistance au changement.
La seule chose qui puisse nous faire changer est lorsque le monde (donc extérieur à nous) ne nous en laisse pas le choix.

Un problème que nous ne pouvons plus éviter, une évidence que nous ne pouvons plus dévier du regard et lorsque le monde se précipite à notre rencontre, nous ne pouvons plus que changer. Il nous faut agir ou être écrasé.
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LA CAUSALITÉ AU CŒUR DE L’INTRIGUE

S’il y a une raison à toutes choses, l’esprit qui est à la recherche de vérités premières devra à bout de souffle accepter plutôt des principes et ne pas chercher à démontrer au-delà de ceux-ci.
Pour un auteur, il est plus efficace cependant d’admettre qu’il y a toujours une cause, que rien  ne vient de rien et qu’il y a toujours une réponse à un pourquoi.

Et les histoires dans tout cela ? Nos regards se portent vers elles parce que nous voulons comprendre la réelle raison des choses, pourquoi quelque chose est advenu, pourquoi quelqu’un a fait ce qu’il a fait.
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INTRIGUE : CAUSES ET EFFETS

Lorsqu’on finit par accepter quelque chose, l’angoisse souvent disparaît. Mais parce que l’on a accepté que certains de nos désirs ne seront jamais satisfaits ne signifie pas que ce désir ait totalement disparu.

Nous sommes enfin libéré de la peine et de la souffrance. Nous nous sentons libre. Du moins faussement libéré puisque le désir mis en veille œuvre toujours en dedans de nous. Comme l’écrivait Blaise Pascal, le cœur a ses raisons que la raison ne comprend pas.
Et au lieu que la vie éteint en nous ce désir, elle le ravive au contraire.

Et chez notre protagoniste, c’est précisément ce qui se passe. Au cours de l’intrigue, ses tribulations et les épreuves par lesquelles il passe peuvent sembler émousser ce désir vers lequel il tend si ardemment.
Mais rien ne sera plus faux parce que si votre intention est de démontrer son erreur de jugement et non de solliciter en lui un conflit interne entre sa volonté d’accomplir ce désir et le refus qui lui est imposé d’une manière ou d’une autre (souvent par lui-même), vous n’aurez pas vraiment d’histoire à raconter.
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LE MENSONGE DU PERSONNAGE

Lorsque le protagoniste s’est fixé un objectif et que nous comprenons pourquoi cela importe autant pour lui, la question qui vient à l’esprit est de savoir pourquoi il lui est si difficile d’obtenir ce qu’il veut.

Est-ce parce qu’il est confronté à un ordre qui décidément refuse de se laisser faire ? Incarner en cela par une entité (la nature, une institution… un antagonisme quelconque).
Ou est-ce plutôt parce que le personnage est pris dans les rets de ses habitudes ? Acquises au fil de ses expériences ?

Les expériences que nous faisons au cours de notre vie, les leçons que nous apprenons de la vie, tout cela forge des certitudes et des convictions. Et des jugements de valeurs.
En conséquence, nous devenons moins critiques envers nous-mêmes. Et si nous nous trompions ?
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L'art de conter en images.