Archives de catégorie : DRAMATICA

DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (124)

Chapitre 32

Storyweaving et Storytelling

Selon Dramatica, il y a deux types de techniques narratives (Dramatica emploie le terme de technique sciemment pour indiquer que celles-ci sont productrices d’un résultat tangible).

Il existe donc les techniques qui affectent l’arrangement des choses dans l’espace et les techniques qui affectent la séquence des choses dans le temps.

Fort de son habitude, Dramatica a donc identifié ou catalogué selon ses propres mots 4 différentes techniques dans l’espace et dans le temps (donc 8 au total).
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (123)

Chapitre 31

Storytelling et l’encodage du genre

L’illustration du genre

Le genre n’est que légèrement influencé par le Storyform (c’est-à-dire la structure dans le vocabulaire de Dramatica). Seuls les quatre domaines permettent d’apprécier ce que sera le genre (voir le chapitre 13 sur les descriptions de domaines).

Une fois que ces quatre domaines ont été encodés (c’est-à-dire illustrés par des images, des scènes, des événements, des situations, des dialogues… mais pas encore racontés, pas encore assemblés pour donner du sens), ce qui se nomme genre consiste en des préférences narratives.

Le genre ne surgit pas tout fait dès les premiers mots. Il commence comme quelque chose d’assez général (qui fonctionnerait quelque soit le genre, qu’il soit aussi spécifique que l’horreur ou plutôt grand public comme la comédie romantique).

Graduellement, néanmoins, il évoluera en quelque chose de plus précis (au niveau du ressenti et de son ton) jusqu’à ce qu’il devienne et soit reconnu comme un genre spécifique représenté seulement dans l’histoire en train d’être racontée.

Gardons en mémoire cependant que de vouloir être si unique dès le départ fera certainement fuir le lecteur.
Inversement, ne pas réussir à développer suffisamment de détails liés à un genre spécifique au cours de l’histoire ne sera pas si apprécié que cela par le lecteur.

L’approche la plus sûre est encore de commencer par la même nature que l’on trouve dans des centaines d’autres histoires et puis lentement concevoir un nouveau monde, un cadre narratif singulier. Cela procurera au lecteur une expérience unique (il n’aura pas ainsi le sentiment du déjà-vu).
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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (122)

La progression de la ligne dramatique de l’Influence Character

Ou plus précisément cette intrigue (ou ligne dramatique) fait partie d’un domaine au sens de Dramatica. Je vous renvoie au Chapitre 13 pour découvrir cette notion.

L’Influence Character dans une histoire n’est pas indépendant. Il s’évalue toujours relativement à l’impact ou influence qu’il peut avoir sur le personnage principal.

Le Chapitre 10 introduit aux personnages subjectifs dont font partie le personnage principal et l’Influence Character.

Lorsqu’on encode (ou illustre) la progression du domaine de cet Influence Character, cela sera aussi envisagé selon cette influence.

Cette progression se matérialise selon un certain arrangement des types. A propos des classes, types, variations de type et éléments de caractérisation, le Chapitre 12 vous permettra de vous faire une idée de ces briques dramatiques qui permettent la compréhension de l’histoire.

L’ordre dans lequel sont arrangés les quatre types de la quaternité qui reflète l’évolution du personnage principal (ce que Dramatica considère comme une dynamique de personnage que la théorie nomme Direction ou Growth) n’a pas le même but chez l’Influence Character.

Chez celui-ci, cet arrangement particulier des types décrit la progression de son impact sur le personnage principal.

Je vous renvoie au CHAPITRE 21 : STORYTELLING ET DYNAMIQUES DE PERSONNAGES pour cette étude sur les Main Character Dynamics

  1. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (103)
  2. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (104)

Le CHAPITRE 22 : STORYTELLING ET LES DYNAMIQUES D’INTRIGUE vous fournira aussi quelques notions sur cette idée d’orientation ou de mouvement de cette évolution des personnages.

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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (121)

La progression de la Subjective Story Throughline

Ou plus précisément la progression du domaine de cette Subjective Story, c’est-à-dire l’étude du rapport personnel, intime et subjectif qui existe entre le personnage principal et l’Influence Character.

Personnage principal et Influence Character ne sont pas des fonctions de l’histoire. Antagoniste et protagoniste le sont. Ainsi l’Influence Character pourrait être n’importe quel autre personnage tant qu’il n’est pas le personnage principal.

Habituellement, il est plus facile de travailler le lien qui unit le personnage principal à l’Influence Character lorsque les trajectoires personnelles de ces deux personnages ont déjà été étudiées.
En effet, l’évolution de leur relation dépend en grande partie de ce qui se passe personnellement dans leurs vies indépendamment de leur relation.

Considérons Lawrence d’Arabie. Le personnage principal est T. E. Lawrence. Sherif Ali est son Influence Character.

Selon Dramatica, c’est la classe PSYCHOLOGY et ses quatre types :

  • Conceptualizing (sommairement qui consiste à développer une stratégie, une tactique, un plan),
  • Being (c’est-à-dire paraître, jouer un rôle, adopter un comportement social autre que sa véritable nature),
  • Becoming (devenir autre, changer sa personnalité dans le sens de retrouver son identité trop longtemps cachée)
  • et Conceiving (littéralement concevoir une idée. C’est une description essentiellement du comment on a pu arriver à se forger une idée)

qui réglera cette relation.dramatica

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DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (120)

Chapitre 30

Storytelling et l’encodage de l’intrigue

Encoder les appréciations statiques de l’intrigue

Pour suivre cet article, une révision s’impose peut-être

  1. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (110)
  2. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (111)
  3. DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (112)

ainsi que

Illustrer (c’est-à-dire mettre en situation, en images, en scènes ou encoder comme le dit Dramatica) les appréciations (le moyen par lequel le lecteur se saisit de l’histoire) statiques de l’intrigue est assez simple.
Il suffit de savoir quelle appréciation statique sur laquelle nous allons travailler.

Maintenant connaître quand et comment cette appréciation statique doit apparaître dans l’histoire est tout à fait autre chose qui relève en fait du Storyweaving, c’est-à-dire du tissage des éléments dramatiques entre eux pour constituer le tout (c’est-à-dire le récit, l’assemblage d’événements apparemment isolés bien que probablement liés par un rapport de causalité qui donnera du sens à l’ensemble).

La façon d’encoder les appréciations statiques de l’intrigue est plus ou moins la même pour chacune d’entre elles. Considérons quelque chose d’assez conventionnel : l’objectif (que Dramatica nomme le Story Goal).

Décidons arbitrairement de donner à ce Story Goal le type Obtaining.

Cet article DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (31) vous apportera quelques informations supplémentaires sur les types.

Le type Obtaining, c’est en gros réaliser quelque chose comme d’obtenir quelque chose (ou de s’en débarrasser). Obtenir quoi ? C’est précisément ce que l’encodage déterminera.

Ce but (ou Story Goal) pourrait être de récupérer des diamants volés, d’obtenir un diplôme ou de gagner l’amour de quelqu’un (ou peut-même de le perdre si celui-ci devient trop encombrant).

Dans chacun de ces exemples, Obtaining a été effectivement encodé. Nous avons un fait qui dépend entièrement du libre-arbitre de l’auteur.

L’analyse du texte par Dramatica requiert que l’auteur reconnaisse les concepts mis en avant par la théorie. C’est somme toute assez simple. Partons des idées et essayons de les étendre jusqu’au Story Goal.

Par exemple, nous souhaitons raconter l’histoire d’une jeune femme qui veut devenir la présidente de son pays. Se faire élire est alors le Story Goal de type Obtaining.

Ou alors ce peut être l’histoire d’un personnage qui se fait passer pour le président de son pays. Le Story Goal est alors de type Being (qui consiste essentiellement à paraître).
Ou bien, ce personnage est déjà président mais il estime que son autorité n’est pas assez respectée et fera en sorte de changer les choses. Cela encode un Story Goal de type Becoming (qu’on peut comprendre comme devenir autre chose).

Encoder, c’est créer un symbole, une image, des circonstances, des situations qui représenteront spécifiquement une appréciation. L’objectif que se fixe le héros d’une histoire n’est pas un concept équivoque. Le lecteur comprend indubitablement ce après quoi court le héros.

Le Story Goal se trouve parmi les types (gardons en mémoire qu’il existe des classes, des types, des variations de type et des éléments de caractérisation).

Tout en conservant notre idée de personnage présidentiable (c’est un concept aussi d’ailleurs), nous pouvons feuilleter d’autres types.

Le Story Goal pourrait être de découvrir les sombres secrets du passé du personnage (type Past). Nous pourrions nous inquiéter de savoir si le président réussira à mener à bien les promesses qu’il a faites (c’est le type Progress qui décrit l’évolution des choses, c’est comme cela qu’on voit ce type le plus souvent).

Nous pourrions nous projeter dans le futur et comprendre que ce qu’il se passe au présent détermine ce futur ou bien que le futur dépend des décisions qui doivent être maintenant prises (type Future).

Ou alors, le Story Goal décrirait si le président est capable de résoudre une crise qui a lieu ici et maintenant (type Present).

Faites une pause et reprenez notre article DRAMATICA : LA THÉORIE EXPLIQUÉE (85) pour amorcer la suite de ce chapitre.
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